samedi 5 avril 2014

Ceux qui s'exposent: London calling



A Girl in Café saisie à Londres par John Deakin à la fin des années 50.

The Photographers' Gallery lui consacre une exposition du 11 avril au 13 juillet 2014. Si vous faites le voyage, je vous suggère de glisser dans la valise Ici Londres ! Une histoire de l'underground londonien depuis 1945 de Barry Miles traduit aux éditions RivagesRouge. L'auteur consacre à John Deakin, un artiste parmi les plus caractériels de la bohème 50's à Soho qui rassemblait de fortes tronches au caractère ombrageux, des pages fines très documentées.

Dans la b.o., Miss Imelda May en session live avec une reprise de Train Kept A Rollin' (Johnny Burnette) Snap ! Snap ! Snap ! Imelda et ses excellents complices en route pour la gloire méritaient un bis. J'ai choisi Johnny Got A Boom Boom dans l'émission de Jools Holland.

13 commentaires:

debout a dit…

sans pour autant oublier la rouquine :

https://www.youtube.com/watch?v=AWHZz8S_XTo&list=PLHTls86UANTlF5cBtYoGbGMPU-ZR0IwE5

debout a dit…

et eux aussi (qui nous manquent) :

https://www.youtube.com/watch?v=OXrkc64B1QQ&list=PLxRPfuK-5TOv4KSCZjs3TzZkbZxsudagK

René Claude a dit…

Chez Kim Lenz, les parties vocales sont ok mais je trouve le groupe d'Imelda supérieur. Le contrebassiste est impressionnant. Je ne connaissais pas Speedball Baby - quel nom ! - mais je vais les écouter.

René Claude a dit…

Speedball Baby, c'est un peu l'ambiance néocodion... hu ?

debout a dit…

Darrel Higham, guitariste (et compagnon ?) d'Imelda est plutôt du genre virtuose (parfois trop ?) de la six cordes ; ceux de Kim le sont moins et, donc aussi, nettement moins connus, Higham ayant mené une carrière solo (peut être le fait-il encore d'ailleurs) fort honorable.
La virtuosité n'est pas un mal en soi mais portée de façon trop ostentatoire, elle peut l'être et j'aime encore beaucoup la litanie punk, "the less is the best" !

René Claude a dit…

Les démonstrations de virtuosité exécutées avec ostentation sont assommantes, on est bien d'accord. En revanche, j'apprécie de sentir une solide maîtrise sans qu'elle apparaisse forcément. Si le punk fut salutaire, j'avoue avoir un peu de peine à réécouter aujourd'hui les groupes millésimes 76-78. Bien sûr, il y a des exceptions: The Buzzcocks, The Real Kids, Suicide, The Only Ones, The Ramones débarquent encore sur ma platine mais c'est moins fréquent. Quant au rockab', je crois qu'il exige feeling et dextérité. On me dira que les Cramps n'étaient pas de grands techniciens. C'est juste, mais ils compensaient par une approche nouvelle basée sur un son et une esthétique si singuliers qu'ils resteront uniques.

debout a dit…

Revisitant le rayon "degré zéro de la virtuosité", je songe ici aussi à Tav Falco (et ses Panther Burns) dont le premier album (LX Chilton à la guitare) reste à l'oreille, aujourd'hui encore, assez "brut de décoffrage" mais qui, dès le second puis les suivants, tout en creusant la même veine d'une pratique instrumentale et musicale assez frustre, trouve et fonde son style. L'histoire d'une esthétique en somme. Celle du punk rock bien sûr quoique les exemples ne manquent pas bien avant cela et ce dès les late fifties, Hasil Hadkins par exemple, ou les sixties, les Shaggs en étant un autre.
Pour le rockab' je pense en effet qu'une "aisance" (que je distinguerai de la virtuosité), un "feeling" sont nécessaires mais point trop n'en faut ; il traîne sur You Tube une session groupant Billy Zoom (du groupe punk losangelenien X mais aussi auteur d'un album de rockabilly pur jus), Brian Setzer et james Intveld (ex Blasters, Dwight Yoakam, Rosie Flores), session qui, sous prétexte de reprendre un classique du rock fifties, n'échappe pas à la tentation du "qui c'est qui pissera le plus haut", le seul n'y jouant pas ce jeu là, étant BIlly Zoom, celui qui passa le plus clair de sa carrière dans un punk band (pour lequel, DJ Bonebrake, le batteur, issu du conservatoire, disait qu'il lui avait fallu à désapprendre à trop jouer, à être moins virtuose... cette "approche nouvelle" dont vous parliez ?!)
Les Only Ones ? Excellents.

René Claude a dit…

Les Shaggs, je les avais oubliées. Dans la mouvance punk, il y avait The Slits, pas tristes non plus. Pour être honnête, je n'ai jamais réussi à m'appuyer les deux faces de leur premier album. Elles avaient le sens du look et de la provoc', c'est certain, mais musicalement, j'avais de la peine.

debout a dit…

L'album où elles posaient dans la boue ? Oui, il était raide, le 2° était beaucoup plus dub. Les Shaggs chantaient des bluettes.
Pour revenir (et clore ?) le chapitre virtuosité ou pas, je songeai à Bo Diddley qui moulina tout au long de sa discographie ainsi qu'on stage, les deux ou trois mêmes accords, de ceux qui donnent ni crampes ni ampoules aux apprentis guitaristes, accouchant via ce Système D de titres dont on peut dire, sans pour autant les moquer (je ne me suis jamais lassé de Bo Diddley dont j'empile les rééditions que j'écoute en boucle sitôt que je plonge dedans) qu'ils se suivent et se ressemblent avec une certaine obstination. Mais quelle "aisance" et quel "feeling" cependant ! Le style fait homme.

René Claude a dit…

Em musique comme en littérature, le style est tout.

René Claude a dit…

Il y aurait pas un petit revival rockab' ces temps... ? En cherchant des titres de Imelda, je suis tombé sur d'autres groupes actuels mais l'Irlandaise et ses boys sont au-dessus du lot.

debout a dit…

Le rockab' connait, passant au travers des temps, des périodes de fièvre mais reste une sorte de constante, une espèce de valeur sûre ou refuge (c'est selon), un point d'ancrage, un incontournable : contrairement à ce que pouvait en dire Sartre alors que Ian Fleming tenta de lui prouver le contraire, "les bananes sont éternelles".
Les groupes amateurs de rockab' sont innombrables et pas constitués forcément de vieux croûtons échappés de l'asile pour vétérans du Golf Drouot, ayant écouté d'autres trucs que les pionniers du genre, ils jouent un rockab' souvent décoiffant (mais pas forcément psychobilly pour autant).

René Claude a dit…

J'ai eu la chance de voir Bo Diddley sur scène au tout début des 80's à Genève. (l'affaire eut lieu au défunt Cab sous la cité des Avanchets dans la banlieue de Genève. Le Gun Club et Wilko Johnson s'y produisirent aussi.) Le public rassemblait des représentants des différentes "tribus" venus voir et entendre un des grands du Rock'N'Roll car on peut affirmer que Bo fut avec Ike Turner, Elvis et quelques autres, l'inventeur du genre.