samedi 15 juin 2013

Ceux qui ont la vista




Durant les 50's, le photographe de l'armée américaine Bill Perlmutter parcourut l'Europe de l'Ouest. Sa mission: saisir des images de la reconstruction pour établir un état des lieux du vieux continent quelques années après la fin d'un conflit qui bouleversa le mode de vie de millions de gens. Ces clichés sont extraits du livre Through A Soldier's Lens. Europe In The Fifties chez Seltmann und Söhne, 2013. L'ouvrage est à ranger à côté de Wirtschaftswunder - Deutschland nach dem Krieg, 1952-1967 de Josef Heinrich Darchinger publié chez Taschen.

Une sélection de photos et l'article (en all.)

4 commentaires:

Ånastase Petitpas a dit…

Vous touchez, une fois de plus, un sujet que j'adore (mais comment faites-vous ?).
Plus qu'à attendre : j'ai commandé les deux bouquins...

René Claude a dit…

Cette période me fascine depuis l'adolescence, comme toute l'histoire allemande contemporaine. Le cinéma allemand m'avait donné envie de creuser les années Adenauer. R.W. Fassbinder a filmé des histoire ayant pour cadre les 50's en RFA, la décennie de la reconstruction. Le nazisme avait laissé des ruines incontournables et en même temps la guerre froide et la realpolitik poussèrent à une sorte d'amnésie nationale. Le boom économique aide à disperser les fantômes... Qui reviendront quelques années plus loin. C'est la période des films niais avec Romy Schneider, ces comédies alpestres totalement déconnectées du réel. Les jeunes Allemands de l'Ouest découvrent l'abondance américaine dans les magasins PX normalement réservés aux ex-patriés de l'US Army et des autres services américains. Une génération a découvert les jeans, les hamburgers, le jazz et le rock'n'roll. Les teenagers devinrent une réalité en Europe aussi. (La France a connu un phénomène identique autour des bases implantées sur le territoire.)

Ånastase Petitpas a dit…

Une certaine frange de nostalgiques célèbre le "Crépuscule des Dieux", alors que je suis impressionné par la capacité de résilience des Allemands.
Ce culte des glorieuses défaites serait plutôt un trait français, mais des Français comptaient parmi les derniers défenseurs des ruines de Berlin : ceci explique sans doute cela.
Ceci dit, la période de l'après-guerre et de la reconstruction est passionnante dans toute l'Europe.

René Claude a dit…

Il est complexe, contradictoire et en cela fascinant le lien que nous* entretenons avec la culture allemande. Si je devais un jour modifier le champ du blog (le restreindre), je choisirai le thème L'Allemagne et nous, enfin quelque chose dans ce genre.

* Nous = les lecteurs du blog qui se retrouvent sur les thèmes allemands.