mercredi, 6 mars 2013

Au temps du cinéma




Quand Mickey Rourke piquait les scènes à Matt Dillon sur le plateau de Rumble Fish/Rusty James de Francis Ford Coppola et répondait, entre timidité et nonchalance, à Philippe Garnier pour Cinéma Cinémas.
C'était avant le règne du miroir numérique aux alouettes. Les passionnés en jeunes cinéphiles insolents se lisaient au téléphone la liste des sujets de l'émission à venir et décidaient où aurait lieu la vision commune du prochain numéro de Cinéma Cinémas. Chaque épisode était le prétexte à une réunion amicale devant la boîte aux images qui bougent chez l'un(e) d'entre eux. La rencontre était agrémentée d'additifs légaux ou non. La seconde partie de soirée était consacrée à la musique. Les nouveaux 45 tours, les perles soul & rythm'n'blues chinées chez les disquaires et les albums frais sortis des presses britanniques ramenés par ceux qui faisaient régulièrement le voyage de Londres étaient écoutés et discutés avec ferveur*. Parfois, ils poussaient les meubles pour danser. Encore une chose: ils se sapaient pour l'occasion car pas question de recevoir ou d'être reçus en jogging avachi sans style ni allure.
C'était bien, je veux dire vraiment bien.

* Le genre de discussion qui barbait les filles. Elles préféraient danser, abandonnant sans regret aux mecs ces palabres soniques "en rond".

2 commentaires:

bg a dit…

HS : la collection de LA NUIT DES PUBLIVORES DE de jm BOURSICOT est en grand danger !

René Claude a dit…

Pourquoi ?