vendredi 1 mars 2013

Au temps du cinéma


Et si on s'injectait une dose de concentré de Godard avec la bande-annonce de Vivre sa vie en 1962 ?
JLG a montré que le cinéma devait faire l'école buissonnière pour retrouver l'étincelle créatrice sinon le spectateur risquait de périr d'ennui et le jeune cinéma finirait mort-né. Au début des années 60, c'était pas gagné. Il fallut parfois passer en force. A l'époque, tout était écrit, dialogué, découpé, shooté et monté en fonction des règles d'airain du studio. Hors les plateaux, pas de salut. Sous le parapluie de ce modus operandi étiqueté "qualité française", les décideurs refusaient toute innovation et traitaient les jeunes scénaristes et les réalisateurs corsaires d'amateurs parce qu'ils tournaient en extérieur, à la volée, et sans autorisation. Quelques années plus tard à Hollywood d'autres jeunes loups surent s'inspirer de la méthode à Godard. Leur putsch créatif serait la dernière époque excitante des majors.

Photo: Anna Karina en vinyl addict

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