vendredi 22 février 2013

Ceux qui nous quittent: Reg Presley/The Troggs


On connaît The Troggs surtout pour leur reprise hantée de Wild Thing composé par Chip Taylor* en 1957 et devenu le standard absolu que tout apprenti rocker a massacré dans sa piaule au désespoir de ses proches et des voisins. Bien sûr, la bande à Reg Presley leur frontman tournait en deuxième division et comme dit l'ami Oktay les paroles de leurs singles ne risquaient pas de faire de l'ombre à Dylan ou de filer la migraine à Lennon mais sur scène ils faisaient montre d'une belle et saine énergie pré-punk depuis le milieu des 60's. Revenus dans les bacs et dans quelques clubs à la fin des 70's et au début des 80's, ils étaient respectés par les petites frappes soniques qui faisaient alors souffler un air si frais sur un rock business essoufflé, moisi et incompétent. (C'était encore l'époque des pattes d'eph', des solis d'une quart d'heure et des indéfrisables !)
Reg Presley, Reginald Maurice Ball de son vrai nom, n'était pas un songwriter tourmenté mais il savait prendre une scène et capter une audience difficile et il avait même décroché un hit pop avec l'inspiré Love Is All Around. Il a cassé sa pipe le 4 février dernier âgé de 71 ans. I Can't Control Myself avouait Reg en '67. C'est justement pour ça qu'on l'aimait. En rappel l'inoxydable Wild Thing avec sa partie de pipeau - ou est-ce du flutiau ? - présenté par Amanda Lear.

* C'est le frangin de Jon Voight.

Photo: Rock&Folk/Getty

2 commentaires:

Fabrice Lefaix a dit…

Bonjour,

Il s'agit en fait d'un petit solo d'ocarina.
Cordialement !

Fabrice

René Claude a dit…

L'ocarina, voilà. Merci.