jeudi, 25 octobre 2012

Retour vers le futur: London Calling




Vous pouvez critiquer mon talent, mais pas mon tailleur.

Frankie Laine
Cité par Mark Paytress dans Mods, une anthologie - Speed, Vespas & Rythm'n'blues rassemblée par Paolo Hewitt.
(trad. Rivages Rouge, 2011)

De retour d'un séjour à Londres, la capitale éternelle de la Pop malgré les agressions postmodernes.
Le soir, fourbu mais ravi, je dégustais quelques chapitres/articles du livre de Hewitt et le lendemain devant des lieux fréquentés par les jeunes modernistes il y a 50 ans, je m'offrais un flashback in situ mais sans trop appuyer sur la nostalgie car le mod était un jeune type stylé résolument tourné vers le futur et le progrès. Son exigence et son attitude s'opposaient radicalement au regret nostalgique 50's des rockers. Mais revenons à mon circuit mod. Par exemple, je longeais le bâtiment des studios de Ready  Steady Go !, l'Emission TV où les faces, l'esprit et le corps affutés par les "purple hearts" ou les "blues" (amphets), devaient absolument être vus et admirés en train de danser - surtout pour eux-mêmes - sur les singles des meilleurs groupes et chanteurs retenus par la prod' qui organisait régulièrement un casting pour repérer des figurants au parfum des derniers pas de danse. Le vrai mod (the face) devait connaitre la danse du moment, la hauteur précise des revers de ses levi's, le single rythm'n'blues qui allait cartonner la semaine suivante et l'accessoire ou la coupe de cheveux qui lui assurerait une éphémère notoriété lors du prochain show télé. On en reparle. A très vite.
Je vous embrasse.

Et aussi: Jerry Lee Lewis "The Killer" dans l'émission en 1964.
Et encore: la spéciale The Rolling Stones de '66. Toujours très bien sapé, Brian était le mod du groupe.

Photo 1: l'animatrice Cathy McGowan "reine des mods"
Photo 2: The Kinks dans Ready Steady Go !

4 commentaires:

Le cabinet des rugosités a dit…

"Vous pouvez critiquer mon talent, mais pas mon tailleur." Belle citation et ce Jerry Lee, toujours aussi furieux ! ;))

René Claude a dit…

C'est vrai, même si le son a un peu souffert. L'ouverture d'esprit des mods était remarquable. Ces jeunes issus de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie british étaient branchés jazz moderne, rythm'n'blues, pop et rock'n'roll. La playlist d'un mod en '64-65 était constituée des meilleures productions anglo-saxonnes.

Le cabinet des rugosités a dit…

Surtout avec The Who comme emblême, comment rêver mieux ;)

René Claude a dit…

Yes. Je vais consacrer un billet à Pete Meaden, le gars qui a "fait" the High Numbers/The Who. Le bouquin de Paolo Hewitt est une mine sur les mods.