mardi 15 mai 2012

Egéries et icônes


Depuis son apparition scandaleusement sublime sur la pochette de For Your Pleasure de Roxy Music (1973),  je suis convaincu que cette chère Amanda a été dotée d'un bon esprit rock'n'roll. Si, si, je vous assure, malgré des rondelles pas toujours de premier choix ou les shows à la télé transalpine. Une preuve ? Ses présentations des soirées Summer Of The 70's sur Arte il y a quatre ans (déjà !) furent les meilleures des grilles pop et rock de la chaîne. Amanda a pigé que la télé, ça n'est dans le fond pas très sérieux, alors elle s'amuse en la faisant. Cette apparente désinvolture dissimule un vrai professionnalisme - les talk shows en Italie auront aussi servi à ça - dont devraient s'inspirer certains animateurs-journalistes culturels, passons. Mais pour sa carrière de chanteuse, elle était un peu paresseuse et n'a guère quitté le sillon disco. C'est dommage parce que The Sphinx (1978) a quelque chose d'un Lee Hazlewood* qui aurait pris un coup de lune sous une boule à facettes. Alors on se met à imaginer l'album qu'elle pourrait enregistrer - avec Bertrand Burgalat aux manettes - comme celui ciselé par certains grands formats du songwriting actuel pour Nancy Sinatra il y a quelques années.

* Sur l'album I'm A Photograph sorti en '77, Amanda a fait une reprise du hit These Boots Are Made For Walkin' de Mister Hazlewood.

3 commentaires:

debout a dit…

Ha ! Manda !

debout a dit…

ce sphinx fait, en effet, une excellente chanson

René Claude a dit…

Amanda revient sur ses goûts musicaux dans les 70's.