mardi, 24 janvier 2012

Cover (Me)




Chris Isaak a repris Crying Waiting Hoping du grand Buddy Holly sur l'album-hommage Listen To Me.

Le N° de février de Rock&Folk contient une critique de cet album inégal mais qui aligne tout de même de jolies surprises. Toujours à propos de Buddy Holly, les musiciens de Mustang revendique son héritage dans une interviouve où le trio en route vers la gloire parle de sa découverte de la discographie de Buddy comme d'une révélation. Bonne pioche, les gars ! En lisant le sommaire, j'ai d'abord cru être victime d'un décrochage spatio-temporel "dickien". Visez un peu: Exclusif: Manzarek et Densmore racontent la fin des Doors, une enquête de Philippe Garnier quarante ans et des poussières après la sortie de "LA Woman" (... ) dans un Los Angeles englouti. Je ne rêvais pas, j'avais sous les yeux un papier serré de l'un des auteurs qui firent les grandes années du mensuel. Ajoutez un article sur le demi-siècle de carrière de Bob Dylan, un feuillet consacré aux clichés de Bruno Ducourant (Small Faces, Led Zep', Tina Turner), une réflexion sombre d'Eudeline sur l'état du rock et du monde (la rencontre Lou Reed/Metallica en est un des raccourcis inquiétants), la discothèque du peintre Combas et des nouvelles du front de la jeunesse sonique et vous aurez un aperçu du seul mag' rock/pop en français que j'achète chaque mois parce que ses plumes me parlent encore.
Ma compagne dit que c'est un peu le Elle des vieux rockers. Pas faux.

Photo (polaroïd): Stefanie Schneider

1 commentaires:

debout a dit…

"crying waiting hoping", avec son titre en forme de haîku, est emblématique de la manière que Buddy Holly avait de tourner ses chansons (un parfait "à la façon de") : rythmique sautillante où glisse le masochisme amoureux des lyrics, reverb' à ressort et hoquets pour y couler de la légèreté, concision, sens du gimmick. La version de Chris Isaak, excellente au demeurant, ralentit le tempo et ravale ses hoquets, une interprétation distanciée en quelque sorte.
Il est sorti, il y a quelques temps déjà, un cd tribute to Buddy Holly dans lequel, comme dans tous les disques tribute, on trouvera, selon ses goûts, à boire et à manger ; ce disque s'ouvre pourtant sur une pépite, à savoir "dearest", titre moins couru du répertoire buddyhollyesque, par les Black Keys qui, en trois minutes environ, donnent là une splendide leçon de scénographie rock.