samedi, 31 décembre 2011
Au temps du Cinéma
D'humeur "melvillienne" - en fin d'exercice, seules l'épaisseur et surtout l'amitié peuvent sauver une vie d'homme - , je vous propose de terminer l'année par une séquence de Bob le Flambeur* avec Isabelle Corey et Gérard Buhr.
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* En 2010, Studio Canal a sorti un coffret de 7 films du réalisateur parmi lesquels Bob le Flambeur. Pour moins de 25 euro, c'est cadeau.
vendredi, 30 décembre 2011
Postcards From The Past
On bascule cette vue d'une ville mexicaine en noir/blanc, on l'agrandit et on obtient une ambiance façon Touch Of Evil (La soif du mal)...
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Hello !
J'aime l'ambiance générale de ce cliché avec sa pointe de mystère. Il doit s'agir d'une "femme-sandwich" photographiée dans une ville américaine. (NY ?)
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jeudi, 29 décembre 2011
Ceux qui ont la vista
Certain jour, une seule image suffit à combler (momentanément) le manque chronique de glamour à Calvingrad. Celle-ci est tirée de All That Jazz réalisé par Bob Fosse en 1979.
Vue sur Old Hollywood
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Ceux qui nous quittent: Sean Bonniwell
Oktay m'apprend le décès de Sean Bonniwell (né en 1940), âme et frontman de The Music Machine, une des meilleures formations de rock psycho-punk 60's dont les compositions et les reprises continuent de séduire et d'inspirer plus de quatre décennies après leur sortie.
Vers la première partie d'un entretien avec Sean Bonniwell.
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mercredi, 28 décembre 2011
Waiting To Perform
François Périer entre deux shots sur le plateau du Samouraï de Jean-Pierre Melville sorti en '67.
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En pente douce...
Sans bilan ni best of - c'est pas le genre de la maison -, je me laisse glisser en pente douce vers la fin de cette année difficile. Je relis quelques pages de Huguenin dans son "Journal"* étourdissant, un peu de Muray - aussi pour sa mauvaise foi, Cioran pour l'intelligence fulgurante et Philippe Garnier pour le plaisir d'une mélancolie réactive. J'écoute des classiques entre lesquels s'est glissée hier la dernière compilation de Rock&Folk* qui me fait craindre le pire pour les saisons à venir, et le pire dans le rock et la pop, c'est l'ennui causé par les redites, l'ersatz et l'embaumement vivant. Dans la dernière sélection du mensuel, je sauve Noel Gallagher dont l'extrait proposé sous la double influence des Fab Four et des Kinks donne envie de découvrir l'album solo et Hanni El Khatib encore un peu brouillon mais doté d'un vrai talent de songwriter. (Ray Charles qui figure sur le CD est hors classement.)
- Au sommaire du N° de janvier 2012: The Black Keys, R.E.M., The Kills avec la troublante Alison, Wilco, Pete Best et Tony Sheridan, ces presque Beatles qui ont raté le train vers la gloire et Mister John Cale auquel Eudeline rend un hommage distingué dans un papier inspiré.
* La biblio de Jean-René Huguenin ne compte que deux titres: un premier - et unique - roman brillant La Côte sauvage et son Journal, une bibliographie interrompue par la mort violente du jeune écrivain en bagnole comme Nimier et Camus. Dans sa préface au Journal (posthume), un François Mauriac inconsolable écrivait:
Si Jean-René Huguenin avait vécu, si le temps avait été donné à l'auteur de "La Côte sauvage" pour écrire l'œuvre que ce premier livre annonçait, et si, vers sa cinquantième année, il avait retrouvé ce manuscrit au fond d'un tiroir, il en eût été peut-être irrité; il ne l'aurait pas publié sans ces commentaires dont nous accablons volontiers la jeunesse et que n'épargnons pas au jeune homme que nous fûmes. Mais dans la lumière de sa mort, ces pages ont pris un aspect bien différent. Presque chaque parole en est devenue prémonitoire. Cette danse que la jeunesse mène volontiers autour de la mort, cette coquetterie funèbre nous eût lassés, peut-être, si la mort n'avait été fidèle au rendez-vous. Mais elle a répondu à l'appel. Alors la densité de chaque mot a changé d'un seul coup. Et nous nous penchons aujourd'hui sur une œuvre qui ne ressemble plus à ce qu'eût été le Journal d'un jeune homme, retrouvé et publié au temps de sa maturité et de sa gloire. Ce Journal a la lividité de l'éclair: le coup va frapper d'une seconde à l'autre. Il a frappé; et voilà ce qui nous reste de l'auteur de La Côte sauvage. Rien ne nous viendra plus de lui.
Le Journal a été édité par les éditions du Seuil en 1964 et réédité en Points/Seuil.
Photo (source Rock&Folk): John Cale par Keith Morris période Slow Dazzle avec sa bouleversante version de Heartbreak Hotel et Helen Of Troy, les albums qui m'ont initié à la double carrière du musicien au milieu des 70's.
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mardi, 27 décembre 2011
Ceux qui ont la vista: Luna Park
Life As A Lost Carrousel... Rocker et crooner, Richard Hawley figure dans le Top10 pour15minutes des songwriters actuels. Un portrait de Richard Gullick.
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lundi, 26 décembre 2011
Vinyl Addict
The future that never was: illustration de Charles Schridde pour une campagne Motorola, années 60.
Retro-futur
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Les objets du culte
Admirer des belles guitares anciennes (Hofner, Gretsch, Rickenbacker) a toujours un réel pouvoir apaisant. Pour illustrer ce constat, un extrait du concert de nos amis les Cramps capté par la TV néerlandaise l'année 1990 avec l'imperturbable Nick Knox*, un des meilleurs batteurs de l'histoire du rock'n'roll, pas du rock, cette musique ennuyeuse pour grandes personnes. Dans l'entretien, Lux revendique l'héritage du rock'n'roll et redit le plaisir qu'il ressent** en jouant de la teenage music. Qui viendra nous rappeler régulièrement cette dimension essentielle du rock'n'roll ? The Black Keys, The Kills,... Les rangs s'éclaircissent.
* Lors de leur concert houleux à La Mutualité (Paris) en 1980, Nick ne lâcha ses baguettes que pour prendre des polaroïds de l'émeute qui déborda dans les ruelles avoisinantes.
** Je ne parviens pas à parler de Lux au passé. C'est bon signe ;)
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dimanche, 25 décembre 2011
samedi, 24 décembre 2011
Toto aime la télé: Martin Scorsese
La même semaine, Martin Scorsese m'aura fait passer de l'affliction à l'enthousiasme. Après avoir vu sur Arte le pathétique Shine A Light, un doc' poussif tiré de la captation de concerts des Stones en 2006, j'ai craint un instant la panne d'inspiration et une contamination de la roublardise "jaggerienne". J'avais tout faux. Le documentaire est le produit d'une commande passée par Jagger et je me demande encore s'il ne faut pas lire les apparitions sur-jouées de Scorsese dans le doc' comme des clins d'œil au spectateur: ni vous ni moi ne sommes dupes... Ce qui n'excuse pas un tel désastre. Mais une nuit blanche plus tard, j'avais retrouvé le grand créateur et sa vista intacte en m'offrant quatre épisodes de l'époustouflante série TV Boardwalk Empire* dont Martin Scorsese est le co-créateur - avec Terrence Winter - et le co-producteur. (avec HBO) Le réalisateur prouve qu'il reste un des meilleurs raconteurs d'histoire de toute l'Industry. Ecrite autour du trésorier en chef d'Atlantic City interprété par Steve Buscemi au sommet de son art, l'action débute en 1920, année où la Prohibition fut imposée à tout le territoire des Etats-Unis...
* Pour les grands médias francophones, la saison 1 est actuellement diffusée par TSR1. Nos amis belges pourront la voir en 2012 sur la RTBF. A ce jour, la production a déjà mis en boîte trois saisons.
jeudi, 22 décembre 2011
Belle (de) nuit
Dovima par Avedon en 1957.
En '57, ça laisse rêveur... Quelle modernité !
Note: on me dit de ne plus parler de modernité que c'est terminé. Elle a été balancée au rebut, aux poubelles de l'Histoire. Maintenant, on doit tous patauger dans la post-modernité, un concept dépressif généralisé dont personne à ce jour n'a réussi à définir ne serait-ce qu'un paramètre valide mais qui permet aux pires faiseurs de l'art comptant pour rien de surfer sur la crise, une réalité bien sûr, mais aussi un prétexte-ectoplasme à tous les renoncements, à tous les abandons chez les indécideurs politiques, culturels et médiatiques cooptés grâce à leur unique capacité: durer sans rien risquer. Pourtant l'idée d'une modernité fut pendant des décennies l'honneur des avant-gardes artistiques et scientifiques car elle était porteuse des espoirs d'une vie meilleure.
Au ciné-club pour15minutes
La mort mène la danse dans cette séquence de The Mask Of The Red Death réalisé en 1964 par Roger Corman d'après Poe avec le grand Vincent Price.
Source affiche
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Volutes et connivences
On en veut aussi aux néo-staliniens de l'anti-fumée parce que leur obsession d'un monde sans tabac (et sans ses représentations) risque, un jour, de nous priver d'images aussi belles et érotiques que celle de la reine Catherine tirant sur un bâton par Helmut Newton en '76.
J'ai revu ce cliché chez L'éditeur singulier, un blog découvert grâce à Jane où on peut retrouver Tristan Corbière, Jacques Monory, Sunsiaré de Larcône et d'autres noms/mots de passe qui font se sentir moins seul...
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mercredi, 21 décembre 2011
Belle (de) nuit: Elke Sommer
Elke au sommaire (je l'ai pas fait exprès !) du N° 3 de la revue Paris Flash dans les années 70.
Source (incontournable)
Ceux qu'on écoute
L'art du silence
Aura ma peau
Scellé de bleu
Ce monde est clos
Dernière légion
Jusqu'au tombeau
Quitter ce monde
Comme un héros
J.-L. Murat
Photo: Guy Bourdin qui fut l'un des meilleurs photographes de mode en France à la fin des 70's et au début des 80's.
Si Pascal ou Peggy tombent sur ce billet, je leur envoie un salut amical de Calvingrad.
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White Xmas
J'ai le souvenir agréable d'avoir vu ma mère et ses copines habillées un peu comme ça. J'aimais bien les tenues de skis des dames à la fin des années 50 avec leurs fuseaux élégants*, les anoraks bien taillés et les manchons et toques pour l'après-ski. Ici, une jeune sportive saisie par Loomis Dean en Suisse dans les 50's.
* Les fuseaux Allard
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mardi, 20 décembre 2011
Toto aime la télé
Arte diffuse ce soir un doc' d'Elisabeth Weyer Mosfilm: les chefs-d'œuvre du cinéma russe sur le seul producteur de films de l'histoire de l'Union soviétique, l'Etat. C'est à 23h25. Je vais peut-être y jeter un œil. J'espère que le film aborde les liens entre les grands cinéastes et le régime. Comment pouvaient-ils tourner ? Quels étaient les critères pour que leurs films soient montrés en URSS ou uniquement destinés à l'exportation ? Quel jeu serré durent-ils mener avec les censeurs ? Enfin, ce genre de questions.
Photos: décors abandonnés des studios Mosfilm. (ex-URSS)
Note du 21 déc.
Un doc' plutôt moyen qui m' a appris que les studios Mosfilm existent toujours - je croyais qu'ils avaient été démembrés à la fin de l'URSS - et même qu'ils prospèrent dans la Russie de Poutine en proposant des services chèrement monnayés surtout aux chaînes de télé et à des boîtes de prod' privées qui courent après les grosses audiences et le succès public en salles en produisant émissions de télé-réalité et blockbusters. Comme ici, le film d'auteur survit à peine grâce aux aides de l'Etat.
All Night Long
Le sémillant Louis Prima qui sut surfer sur toutes les modes - du jazz new-orleans à la pop 60's - eut aussi sa période (ou passade) twist. On le retrouve pour une séance de rattrapage destinée aux malheureux hipsters qui auraient oublié le mouvement général en scoubidou - avec sa variante dite du lasso comme sur cette video, le buste restant le plus droit possible et le dos plat - et surtout le jeu de jambes, parce que le twist c'est avant tout la maîtrise du jeu de jambes. Let's twist !
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lundi, 19 décembre 2011
dimanche, 18 décembre 2011
Au temps du Cinéma
Photo promo pour The Temptress en 1926. Greta Garbo est accompagnée de Antonio Moreno (à g.) et Armand Kaliz (à d.)
Source: Dr Macro
samedi, 17 décembre 2011
vendredi, 16 décembre 2011
Belle de jour
Mlle Claudine Auger
Note: si on suit la consigne des azimutés égalitaristes du politiquement correct, bientôt il ne faudra plus écrire/dire Mademoiselle, un archaïsme sexiste (sic) selon ces miliciens de la novlangue qui ont décidé de nous pourrir le quotidien à défaut de pouvoir - pour l'instant - intervenir directement dans notre vie privée. Qui sont-ils ? D'où tirent-ils leur légitimité ? Personne ne les a sollicités. Ils n'ont pas été élus. Ils ne représentent qu'eux-mêmes et pourtant ils opèrent régulièrement des descentes de police dans la langue et ses usages avec une impudence inouïe et l'accord tacite des institutions, des politiques et des médias.
Avec les années, j'ai compris qu'il ne faut jamais céder sur les détails, jamais.
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jeudi, 15 décembre 2011
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