mercredi, 30 novembre 2011

Just For Fun




Extrait de la comédie Donatella réalisée en '56 par Mario Monicelli. 

Au temps du Cinéma


Des affiches et des photos de l'âge d'or du cinéma cambodgien (les 60's) ont miraculeusement échappé à l'anéantissement culturel pratiqué par les khmers rouge durant l'auto-génocide. Si vous passez par Phnom Penh...

mardi, 29 novembre 2011

Vinyl Addict


Une vue prise à travers le Select-O-Matic, un phonographe à lecture verticale en 1948. (proche du jukebox)

Modern Life




Une exigence discrète - pas besoin de forcer le trait -, celle qui lie la beauté et la fonctionnalité dans le pavillon de la firme Braun en 1959 à la Foire de Francfort.
Conception: Hans G. Conrad
Source

lundi, 28 novembre 2011

Belle (de) nuit


Waiting To Perform


Sur le plateau de la série avec Adam West (Batman) et Burt Ward (Robin) en 1966. La star c'est la Batmobile.

Just For Fun


Photo: Melvin Sokolsky

Modern Life



Tomorrowland par Ben Sadler

dimanche, 27 novembre 2011

Toto aime la télé


Soirée "garibaldienne" sur Arte avec Le Guépard (1963) réalisé par Luchino Visconti. Ce chef-d'œuvre sera suivi d'un doc' consacré au livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa dont fut tiré le script et d'un second film du réel, L'Italie, aimez-là ou quittez-la présenté comme un docu-trip.
Ce soir dès 20h40.

Note: même en prime time, Arte devrait diffuser les classiques en V.O. sous-titrée. (La VF de '63 est vraiment trop datée.)

Back to tarmac


C'est quoi le nom du blog politique pour rire ? Ah oui, Les Déclassés.
Bon dimanche

Belle (de) nuit


Par Jean-François Jonvelle

samedi, 26 novembre 2011

Gym tonic: la méthode à Sammy




On reste dans les 60's avec une séquence de Salt & Pepper en 1968 où Sammy Davis Jr. fait des merveilles entouré de danseuses sapées comme on aime. Pour vous dire la vérité, c'est une visite à Monster Movie Music qui m'a donné envie de rechercher l'extrait.

Le look de la semaine...


... Est résolument Rétro-Futur sur Miss Raquel Welch.
Source

Transports


- Et ce morceau de Thin Lizzy, c'est pas du hard rock ?
- Non, c'est "juste" du rock'n'roll  de haute époque.

Photo: Bettie Page

vendredi, 25 novembre 2011

Ceux qu'on lit


Le lecteur qui adhérera à l'essai (auto)biographique et finalement très historien - c'est un petit malin - de Chuck Klosterman sur le hard rock/heavy metal* se projettera forcément sa séquence préférée dans la filmo des frères Coen. Chuck n'insiste pas trop, le titre lui suffit. Le lecteur se fera son propre script. Finaud.
Ado, Klosterman a été un vrai fan de hard rock avant de se mettre à écrire sur sa passion. Grâce à ce livre, il fait le deuil de la b.o. de ses années de formation. Il faut dire que c'est de la bonne graine qui a poussé avec une assurance tranquille loin des caprices trendy dans son coin de Dakota du Nord**, entre les champs de la ferme familiale, les K7 de gangs chevelus et les amphis de la fac. Il y a développé le sens de l'observation et un humour ravageur qui pourra être salutaire au lecteur que l'idée d'une face de Judas Priest ou de Anthrax met dans les affres. Chuck, lui, fut forcé d'encaisser le constat: les Whitesnake, Mötley Crüe, Van Halen, Cinderella, Guns'N'Roses de ses vertes années - un peu cloutéees quand même - furent séchés et liquidés en quelques semaines l'année 1992 par les chansons concernées de types qui portaient de la flanelle sur scène. L'ex-fan se fait alors historien. Il revient sur la mise à mort artistique, culturelle et économique du heavy metal par le grunge, quand Axl Rose fut renvoyé dans son jacuzzi le temps que le single Smells Like Teen Spirit achève son tour des radios universitaires branchées rock indé pour aller bousculer les charts "middle of the road" et changer profondément la nature du lien entre fans et musiciens.
Je répète qu'on n'est pas forcé d'avoir joué de la gratte en carton à 15 ans devant le miroir de sa chambre pour entrer dans le livre de Chuck Klosterman, même si ici on ne renie pas les premiers émois initiatiques provoqués par Deep Purple (In Rock), Led Zep' et/ou Black Sabbath au début des 70's. En échangeant des souvenirs avec la petite bande complice du blog, j'ai remarqué qu'on était tous venus au rock'n'roll par le hard au sens large.

* Retaper son titre est un petit plaisir: Fargo Rock City - Confessions d'un fan de heavy metal en zone rurale. C'est chez Rivages et ça a été bien traduit par Stan Cuesta. Je tire mon chapeau à ceux qui traduisent sans (trop) trahir.

** Né dans le Minnesota, il a grandi et suivi son cursus universitaire dans le Dakota du Nord où il a eu son premier job de chroniqueur.

Photos: Welcome to... et Mötley Crüe dans les 80's.

All Night Long


Edward Hopper, The Sheridan Theater (1928)
Il y a trente ans entre ce tableau et la chanson d'Elvis, mais j'avais envie de les coller ensemble pour un vœu de belle nuit.

Nos amis les robots


C'est décidé: je vais demander un de ces modèles au Père Noël.

jeudi, 24 novembre 2011

Ga Be Zu Mo !

L'exclamation shadok exacte est Ga Bu Zo Meu ! 
(Merci à Manon d'avoir rectifié.)

Ceux qu'on lit


Dans la catégorie meilleur titre d'un livre rock, Chuck Klosterman* remporte la palme avec son Fargo Rock City - Confessions d'un fan de heavy metal en zone rurale que Rivages Rouge a eu l'excellente idée de faire traduire cette année.
Une précision: on n'est pas du tout forcé d'apprécier le hard rock ou le heavy metal pour entrer dans cet essai décapant et réjouissant. Extrait choisi:
Tandis qu'à la fin des années 60 et au début des années 70, le rock semblait exister comme réaction politique à l'administration de Richard Nixon, le glam metal a adopté de façon latente le personnage républicain des années 80. Et ça a été une idée fort judicieuse: c'était une manière de penser incroyablement populaire, particulièrement (et étonnamment) chez les jeunes hommes. Une des sitcoms les plus populaires de l'époque était Family Ties ("Sacrée famille" lancée en '82), et le personnage que tout le monde adorait était Alex P. Keaton, le jeune républicain plein de jugeote joué par Michael J. Fox. Alex était un conservateur "cool" - en d'autres termes, ce n'était pas un mec antipathique se plaignant de la moralité du système. Tout ce qui l'intéressait, c'était de faire de l'argent et de doubler les idéalistes naïfs; il semblait qu'Alex ne détestait pas tant les gauchistes que les hippies. Et ça a toujours été marrant de détester les hippies. Au milieu des années 80, les enfants fleurs avaient hérité de l'establishment; rien que ça aurait été suffisant pour hérisser les ados, mais les ex-hippies y ajoutaient un élément plus repoussant: ils affirmaient en permanence qu'ils étaient la génération la plus importante qui ait jamais existé. Ils avaient fait cesser la guerre; ils croyaient en certaines choses; ils avaient changé le monde. Il n'y a rien de plus repoussant ou de plus condescendant qu'un baby boomer nostalgique. Le fait qu'Alex P. Keaton tourne en ridicule leur système de valeurs archaïques et peu réalistes était une raison suffisante de soutenir le Parti républicain. Parfois, je pense que les gens veulent oublier à quel point c'était branché de jouer au conservateur en 1988. Je veux dire, c'est à peu près tout ce qu'être "BCBG" voulait dire. C'était supposé montrer que vous étiez malin - ou du moins suffisamment malin pour ne pas avoir l'air stupide. A ce stade on peut commencer à voir (ou peut-être à prévoir) l'impact culturel des années métal.

* Chuck Closterman est né en '72 dans le Minnesota. Il se décrit comme un "intellectuel péquenaud" qui fait le rock critique. Il est également l'auteur de Sexe, drogue et pop corn traduit chez Naïve et dont je vous avais touché un mot il y a deux ou trois ans.

Dans ma boîte @ mails




I did not say I was a millionaire
But I said I have spent more money than a millionaire !
Cause if I had kept all my money that I'd already spent,
I would've been a millionaire a loooong time ago...

Howlin' Wolf avec le blues du flambeur proposé par Yaya
Photo: Joel Meyerhowitz 

mercredi, 23 novembre 2011

Girls With Machine Guns


Vers des temps difficiles...
Un blog réjouissant

Ceux qu'on écoute


Doll & The Kicks ont tout juste avec leur reprise du Moz.

Transports




La Lincoln Futura 55, un modèle expérimental conçu pour les shows publicitaires et les salons. Son design inspira directement la fameuse Batmobile.

mardi, 22 novembre 2011

Belle (de) nuit

Je trouve ce petit pli bourrelé émouvant.

Ceux qui ont la vista


Time Square vu par Louis Faurer en 1949
Un blog élégant

lundi, 21 novembre 2011

Au temps du Cinéma



Parfois, on se tient sur le seuil d'un livre comme sur le pas d'une porte dont on sait qu'elle ouvrira sur une pièce mystérieuse, dangereuse... Ce livre, j'en ai repoussé plusieurs fois la lecture parce que je ne sentais pas l'instant propice à l'initiation d'un trip littéraire exigeant. Ce soir, je me lance et au moment d'entrer enfin dans Métacortex de Maurice G. Dantec (Albin Michel, 2010), des images de Blade Runner* surgissent en rafales.

* Dirigé par Ridley Scott en '82 sur un script inspiré de Philip K. Dick.

Belle (de) nuit


La femme du peintre dans La robe bleue par Kees van Dongen en 1911. 

Transports


Le conducteur ressemble à Raymond Lœwy (?)
Source: un blog motorisé

Hello !


The Weird, the Strange,...
Par Stephen Berkman

dimanche, 20 novembre 2011

Aquabonisme


De temps en temps l'envie d'un blog politique remonte à la surface, un Journal à plusieurs voix qui tenteraient de garder le cap vers l'indépendance avec une vraie liberté de ton. Son titre ? Les Déclassés,  quelque chose dans le genre. On en parlait pas plus tard qu'il y a deux jours avec Olivier. Mais juste après, on s'est dit que ça ne serait qu'un énième espace pour dresser ce fichu constat: dans la société post-moderne, l'individu "normal" n'a plus accès au plus petit levier de commande pour (essayer de) faire bouger les choses. Alors on est retourné à nos égéries, icônes, musiques, lubies, hobbies, fétiches, clichés... Qui ne nous déçoivent (presque) jamais.

Photo: Elke "Sweet Sniper" Sommer 

Toto aime la télé: Klaus et Werner

Frères ennemis, Klaus Kinski et Werner Herzog étaient aussi des durs-à-cuire du cinéma allemand qui aimaient vivre et créer dans une atmosphère oscillant entre le drame passionnel et l'insurrection permanente, des artistes d'avant. Ce soir Arte consacre un Thema au premier sous le regard du second. Après Fitzcarraldo (1982), il ne faut pas manquer Ennemis intimes, le formidable doc' réalisé par Werner Herzog (1999) sur la relation bigger than life qui unissait les deux hommes.
Dès 20h40 sur Arte.

Note du 21 novembre: 
A côté de son œuvre de fiction, Werner Herzog a signé des documentaires remarquables. Outre le portrait de Klaus Kinski diffusé hier soir, en 1992 il survolait la route de Bassora pour capter des images de l'après première guerre du Golfe réunies sous le titre Lessons Of Darkness.

(Photos: toutlecine.com)

vendredi, 18 novembre 2011

Belle (de) nuit


Sweet Julie Newmar
Sur ce blog qui (re)donne la niaque.

Ceux qui ont la vista


Marlene en 1957 par Fred Stein dont on peut voir les clichés dans l'expo Portraits d'exil. Paris New York qui lui est consacrée au Musée du Montparnasse jusqu'au 26 novembre.

Au temps du Cinéma



Clint Eastwood
Source

Vinyl Addict




Une pépite doo-wop par Rosie & The Originals. On a le droit de claquer des doigts.
Quand les Ramones déboulèrent sur la scène rock mondiale, ils revendiquèrent de suite le doo-wop* comme une de leurs influences majeures. Au début, on a pensé qu'ils se fichaient de nous, mais quand ils se firent produire par Phil Spector, un des grands sorciers du doo-wop, on s'est rendu compte que les faux frangins frangés ne nous racontaient pas de salades: eux aussi étaient en quête de la chanson pop-(punk)-rock ultime qui passerait forcément par un genre dont les atouts étaient des mélodies souvent imparables servies par des vocals moelleux.

Note: Pour les mélodies, je crois que personne ne niera le talent des frangins; en revanche, je ne sais pas si l'adjectif moelleux s'applique aux Ramones...

* Surtout Joey

Hello !


Une petite séance photo sexy avec notre Bettie pour oublier pendant quelques minutes les fâcheux qui en moins de deux décennies ont fait de l'idée d'aventure médiatique un mouroir.

Transports


Ouvrir une faille spatio-temporelle, s'y glisser pour se retrouver dans la carlingue de ce Boeing 247D et sentir ses ailes vibrer sous les vents violents de l'Histoire...
Vers de beaux zincs

jeudi, 17 novembre 2011

Lost Places

Photo: William  Gedney

mercredi, 16 novembre 2011

lundi, 14 novembre 2011

Belle (de) nuit


Raquel Welch vue sur cette galerie qui en jette... !

I Walked With A Zombie


Réalisé par Victor Halperin (1932)
Source

"On n'a pas la prétention de s'améliorer"




Ces derniers temps, les anciens ressortent leurs plaques pendant que les plus jeunes, épatés, s'immergent avec gourmandise dans la discographie d'un groupe qui restera l'une des plus belles aventures de l'histoire du rock dans les dernières décennies du XXe siècle. Depuis leur premier (mini)LP au son prodigieux, les Cramps n'ont jamais déçu parce qu'ils n'ont jamais eu la prétention d'acquérir cette virtuosité vaine et ridicule qui a tant plombé les 70's: jazz-rock, prog'-rock, cosmic rock, rock symphonique-nique-nique und so weiter. Ivy, Lux et leurs complices successifs n'avaient qu'un seul but, retrouver le plaisir de jouer encore et encore ce rock'n'roll essentiel qui déclenche le plaisir accompagné d'une furieuse et saine envie de sauter partout en se moquant des rides et des cheveux gris. Inoxydables, indémodables, indispensables, nos amis les Cramps sont entrés dans la Légende sonique. On les retrouve avec la reprise inspirée de Green Door sur l'album Psychedelic Jungle, un morceau créé en 1956 par le pianiste Bob Davie.

Note: Dans sa nécro de Lily St.Cyr morte le 19 février 1999 à l'âge vénérable de 80 ans - pour une effeuilleuse à la vie publique et privée mouvementées, c'est une longévité remarquable -, Philippe Garnier rappelait que la reine du strip classieux à l'ancienne avait eu une influence sur Ivy Rorschach dans le choix d'accessoires sexy. L'imperturbable guitariste des Cramps achetait ses dessous à la boutique de lingerie ouverte par Lili sur Santa Monica Boulevard grâce à la générosité d'un compagnon perdu d'amour dont elle brisa le cœur après l'avoir proprement lessivé.

(C'est aussi dans le recueil L'oreille d'un sourd. L'Amérique dans le rétro: 30 ans de journalisme chez Grasset, 2011.)