vendredi, 30 septembre 2011
Retour vers le futur ? Nein, danke !
Hier soir j'ai regardé l'épisode de la série 80's d'Arte consacré au rock métal, industriel et aux tribus gothiques + assimilés. Au final, je suis assez d'accord avec Ranx Ze Vox qui dit sa grosse fatigue, voire son écœurement*, pour les pathétiques revenants, ces quinquas ridicules de jeunisme et vaguement cyniques mais tout de même un peu gênés d'avouer, à l'instar du frontman de Killing Joke, que certains de leurs morceaux étaient diffusés à fond par les jeunes tankistes de l'US Army qui faisaient des crêpes humaines (sic) en traversant les villages lors de la deuxième guerre en Irak. A War Dance, hein Jaz... ! Heureusement, juste après cette navrante revue de croulants, Tracks nous a proposé une rencontre avec l'excellent et toujours élégant artiste polyvalent et multi-talent Dieter Meier. A 60 balais, cet homme libre offre aussi une leçon de maintien par l'exigence de sa vista.
* Je ne rejette pas tous les groupes 80's. J'ai conservé quelques albums de cow-boys urbains, ceux qui nous ont permis de tenir: Del Fuegos, The Plimsouls, The Real Kids, Certain General, Rank&File, etc.
Photo: Siouxsie a le mérite de l'originalité. Avant de devenir la mama goth, elle fut de tous les coups depuis la saga destroy des Pistols. Mais de là à remettre une de ses plaques, il y a 30 ans de trop ! ;)
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jeudi, 29 septembre 2011
mercredi, 28 septembre 2011
Vista Exotica
J'ai un problème avec les vidéos YT... Qui semble résolu.*
Pour faire passer ce petit bug temporaire, voici Cannibales, une vision exotica 50's de Philippe Halsman, le photographe qui fit sauter tout Hollywood devant ses objectifs.
* A propos de souci numérique, depuis hier il impossible aux abonnés Bluewin d'envoyer des mails. Tout ça nous rappelle qu'il est préférable de sagement conserver, voire de retrouver, les appareils et supports d'avant: platines analogiques, magnétos à K7 VHS, appareils photos 24x36 et 6/6 argentiques, archives papiers, cartes postales, etc.
Au temps du Cinéma
Nos abonnés ont du talent:
The End* redécouvre des films oubliés - ou maltraités - comme ce Privilege de Peter Watkins sorti en '67 avec Paul Jones et Jane Shrimpton injustement allumé par une critique britannique qui n'y avait pas vu la préfiguration de phénomènes de masse devenus depuis notre inquiétante actualité.* Le blog est en français.
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mardi, 27 septembre 2011
Belle (de) nuit
Ça peut sembler futile, mais c'est aussi ce genre d'image qui (m')aide à tenir. Belle soirée.
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Au temps du Cinéma
Peut-on vraiment partager notre passion pour Kubrick ?
(...) pour nous qui avions « compris » 2001, ce film qui laissait sur la touche nos parents et condisciples, les premiers ne jurant que par Rio Bravo, les seconds que par Le grand bleu ; pour nous qui avions découvert Orange mécanique avec notre alexienne mère et que notre eyes wide shutien de père nous interdit de revoir jusqu’à dix-huit ans et fit qu’il devint à nos yeux écarquillés le film absolu de notre vie ; pour nous, théologiens autoproclamés du monolithe et du labyrinthe, du cerveau et de l’œil, de la grimace et du masque ; pour nous qui connaissions par cœur autant ses films que ses commentateurs et pour qui le livre originel et définitif, pour ne pas dire divin, de Michel Ciment, fut notre Ancien Testament et celui de Michel Chion, précisément plus « humain », notre Nouveau Testament ; pour nous qui vouions aux enfers du philistinisme honteux et de l’insensibilité crasse tout contempteur malheureux de son œuvre ; pour nous qui faisions de tout bémol à l’égard de celle-ci une affaire personnelle, étant prêts à se battre en duel, comme dans Barry Lyndon, avec celui ou celle (o Pauline Kael ! Comme nous avons souvent rêvé d’en faire notre femme aux chats !) qui osait ne pas admirer Stanley comme il le fallait ; pour nous qui aurions exagéré le « fascisme » kubrickien rien que pour énerver l’anarchisme gaucho-godardien ; pour nous, enfin, qui n’attendrons plus jamais aucun film comme nous avons attendu Eyes wide shut, son œuvre la plus complexe et la plus incomprise depuis 2001, et le seul film du maître dont nous aurons été le contemporain - qu’aurions-nous été foutre dans une exposition bon marché, forcément pédagogique, donc inutile à notre connaissance, dangereusement fétichiste, donc fatale à notre vanité, et finalement mortifiante pour notre supposée singularité ? Car il faut bien le reconnaître : nous ne sommes plus les seuls à nous croire kubrickologue en chef. (...)
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lundi, 26 septembre 2011
Ceux qui ont la vista
Après le show: au milieu des effluves de parfums trop lourds, il reste à la traîne d'un nuage fumigène.
Par Victor Cobo
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dimanche, 25 septembre 2011
Toto aime la télé (2):
Ce soir Helvetica, le doc à 23h55 sur TSR2
Toto aime la télé
Ce soir, Arte consacre un Thema aux films tirés des romans policiers d'Edgar Wallace. Si les adaptations étaient déjà populaires dans l'Allemagne de la République de Weimar, elles connurent un succès immense durant les 60's. Aujourd'hui, elles rassemblent des gourmands séduits par la manière dont les scénaristes et les réalisateurs construisaient leur vision du polar à l'anglaise... produit en Allemagne ! Les fondus de la série ont bien sûr une relecture à deux, voire trois niveaux. Cet engouement est assez semblable à celui qui s'empara de nous quand on a (re)découvert les Lemmy Caution (Eddie Constantine) à la fin des 70's. La soirée débutera par la diffusion du doc' Frissons teutons pour comprendre les ingrédients et les ressorts qui ont fait le succès de la série sur quatre décennies. Il sera suivi du film Le requin harponne Scotland Yard/Das Gasthaus an der Themse réalisé en 1962 par Alfred Vohrer avec Klaus Kinski. Ah, j'ai failli oublier le second film de la soirée: Le Traître réalisé en 1931 également adapté d'un livre de Edgar Wallace.
A partir de 21h35 sur Arte.
Ceux qui ont la vista
L'Institut finlandais de Paris présente une sélection de tirages choisis dans l'œuvre de Caj Bremer, un photographe et photo-reporter dont la carrière décolla durant les 50's grâce à une vista remarquable. Il sut capter la mélancolie des paysages de sa Finlande natale, injecter de l'humour dans la photo de mode et transmettre une discrète connivence pour les petites et grandes solitudes au sein de groupes sociaux.
Dès le 27 octobre et jusqu'au 26 novembre.
(Le vernissage aura lieu le 26 oct. en présence de l'artiste.)
samedi, 24 septembre 2011
Dans ma boîte @ mails
Au milieu des molles 70's et juste avant Dr Feelgood, ce sont des gangs tels Ducks Deluxe (formés en '72), The Pirates ou The Flamin' Groovies qui ont maintenu vivant le rock'n'roll. On retrouve la bande à Sean Tyla dans Coast To Coast: All right kids, are you ready for the rock'n'roll ?
(J'ai déposé la version studio moins saignante mais tout de même plus audible que la captation live.)
Photo: Olivier Ahr
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vendredi, 23 septembre 2011
Exotica Queen
Dorothy (G)Lamour aperçue dans la salle d'attente du Dr Macro*. Diagnostic ? Un léger coup de spleen vite chassé par une bise tiki.
*Les nouveaux scans sont épatants.
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jeudi, 22 septembre 2011
Waiting To Perform
Jayne Mansfield.
Je ne parviens pas à écrire quelque chose d'un peu pertinent à propos de Jayne Mansfield 1967, le roman vrai de Simon Liberati. Bah ! Après tout, aucun rédac' chef, aucun chef de chronique n'attend ma copie en fulminant sur les éternels retards de ces foutus pigistes, je peux donc me donner le temps d'élaborer une recension soignée. C'est aussi cela le temps Pour15minutes, un rythme de parution variant selon les humeurs et les coups de cœur de son animateur.
PS: les critiques lues dans la presse mainstream m'ont semblé très polies-convenues...
mercredi, 21 septembre 2011
Nos copines flappers...
... vont à la plage fières dans des tenues conçues par Sonia Delaunay, reine de l'imprimé.
Mid-centuria est un (autre) un espace apaisant: la vision de beaux objets calme.
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mardi, 20 septembre 2011
Belle (de) nuit
Source: un blog rock'n'roll
Pour aller avec, une vidéo sur laquelle Sheree North interprète sa fameuse (?) danse du tigre. C'est le genre de truc que Ivy et Lux devaient se projeter pour redonner du peps aux soirs incertains. La mort subite de Lux m'a mis dans les cordes. J'enterrai un canton de ma jeunesse avec le formidable passeur (un vrai stalker) qu'a été Mister Interior. Leur mini album Gravest Hits - produit par Alex Chilton, disparu lui aussi, - m'avait initié au rock'n'roll en '79. Le couple et ses deux complices, la formation essentielle qui grava cette plaque mot de passe, m'ont donné envie d'aller aux sources d'une musique dont la fonction première est de (tenter de) mettre une ou deux formes au chaos... pour ne pas virer cinglé. Le punk était éphémère; les Cramps sont immortels même si leur frontman lucide me manque. The Way I Walk Is Just The Way I Walk... The Way I Talk Is Just The Way I Talk...
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lundi, 19 septembre 2011
Schlager Forever !
Dans les premiers temps du blog, Yves nous a fait découvrir le sémillant Teddy Parker, un représentant dynamique de la tendance 60's Twist & Schlager. Après l'avoir revu, j'ai pensé que l'immortel scopitone In Copacabana procurerait un effet assez semblable à celui provoqué par une carte postale exotique inattendue trouvée dans sa boîte aux lettres un lundi pluvieux. En animateur de tarmac, Teddy faisait des étincelles !
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dimanche, 18 septembre 2011
samedi, 17 septembre 2011
Belle (de) nuit
Retrouvons cette chère Joi Lansing dans l'improbable mais réjouissant Hillbillys In Haunted House, une comédie d'horreur réalisée en 1967 par Jean Yarbrough qui avait déjà commis quelques glorieuses séries B ou C avant de diriger notre amie. Cette façon qu'elle a de prononcer You don't believe what's inside.
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Ceux qu'on relit: Soft Goulag
En 1977, la grande année de l'anticipation sonique, Yves Velan annonça avec son roman de politique-fiction Soft Goulag* la novlangue qui règne aujourd'hui sur la quasi totalité des médias mainstream. Cette langue "sociologique" d'une pauvreté lexicale organisée et strictement véhiculaire est employée pour exclure progressivement et sans heurt tout ce qui pourrait réveiller chez le lecteur - ou l'auditeur ou le téléspectateur - le désir, la violence, la contradiction et le besoin d'Histoire. L'écrivain romand avait choisi pour cadre à ses projections "socio-sémiologiques" horizontales un Etat américain à la fin du IIIe millénaire pointe avancée de la Cité post-moderne où tout est auto-contrôlé/auto-censuré en permanence. Pour obtenir le climat inquiétant, le romancier a eu recours à une langue évidente, c'est-à-dire volontairement appauvrie qui devait mener le lecteur au bord de l'étouffement quand, juste avant le point de rupture, il injecta l'image sublime d'une jeune cycliste à la chevelure d'un roux flamboyant - la couleur du diable - qui traverse en pédalant le récit. Vision singulière, l'apparition sensuelle exprimait l'irruption du désir oublié avant le retour au glacis contemporain. C'est aussi une des plus belles pages de la littérature romande verticale du XXe siècle. Lu il y a plus de trente ans, le passage me hante encore. Un texte qui travaille le lecteur au point de se lever en pleine nuit pour plonger dans la bibliothèque et le relire en frissonnant, voilà ce que j'attends d'un roman contemporain. Quel titre récent en français a provoqué cet état ?
* Yves Velan, Soft Goulag, éditions Bertil Galland 1977 et réédition chez Zoé en 1989. Qui a chipé mon exemplaire ?
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