lundi, 28 février 2011

Ceux qui nous quittent



Annie Girardot dans Rocco et ses frères (photo du haut) où elle interprète la demi-mondaine Nadia. (1960) Luchino Visconti voulait absolument la jeune comédienne avec laquelle il avait travaillé à Paris deux ans auparavant. Pour obtenir gain de cause, il n'hésita pas à rompre le contrat qui le liait au producteur Cristaldi plus que réticent face au choix du metteur en scène.
(Photo ci-dessus: Annie dans Les Camarades de Mario Monicelli en '66.)

Transports



Une petite sélection extraite des pages retour vers le futur du Spiegel online auquel je rends régulièrement visite. Un moment j'ai pensé que ce concept Histoire+Techniques+Design+Pop culture, actualisé chaque jour, influencerait des rédactions francophones... Je suis un incurable romantique. ;)

Ceux qui ont la vista



Icônes par  William Eggleston

Au Vrai Chic Vintage




Sources diverses. La photo ci-dessus est de Doisneau.

Hello


Quelques fois, comme ces vieux freaks qui vivent un retour d'acide, la tentation du dire politique resurgit. Puis très vite s'installe le découragement devant l'inertie, l'incurie du personnel du même nom et le mensonge coopté des médias. Une exception néanmoins: le magazine Causeur de la bande à Elisabeth Lévy auquel je suis abonné parce que c'est le seul titre actuel où je me retrouve... un peu. A propos de l'indignation best seller, l'impertinente meneuse de revue a écrit:
Contrairement à ce que suggère le titre de la collection dans laquelle il est publié – « Ceux qui marchent contre le vent » − Hessel ne bataille pas contre l’époque : il lui dit ce qu’elle veut entendre, il lui tend le miroir dans lequel elle rit de se voir si rebelle. Foin de la complexité du monde, des paradoxes, nuances, contradictions qui font le sel de la condition humaine − et accessoirement de la pensée −, tout cela est emporté par le torrent de bons sentiments qu’il déverse sur nous sans pitié. Pour lui, la vie est un western : il y a les gentils – les sans-papiers, les Roms, les membres d’Attac, les Palestiniens − et les méchants – les banquiers, la mondialisation, Hitler, vous complèterez. Comme tout le monde n’a pas la chance de vivre sous la menace fasciste, chacun est invité à trouver son motif d’indignation. Soyons honnêtes : Hessel admet que les choses sont aujourd’hui « moins nettes ». Mais il nous invite à rejouer en permanence le combat de la Résistance contre le vichysso-nazisme. Et vu que nos écoles sont déjà peuplées de gamins qui pensent que Gaza et Auschwitz, c’est pareil, ou que Sarkozy est le descendant de Pétain, nous n’avions pas vraiment besoin de ça.
Gardez votre libre arbitre. Bonne semaine.

dimanche, 27 février 2011

On en rêve...


Les baignades interdites, c'est l'été, l'été...

Toto aime la télé




Demain Arte diffuse Belle de jour à 20h40 suivi du Temps retrouvé (France, 2001), un doc' consacré à Yves Saint-Laurent, le génie de la mode qui a conçu la garde-robe de Catherine Deneuve. Son travail fut si brillant qu'il permit à l'actrice de comprendre le rôle. De son propre aveu, avant d'entrer dans les vêtements du styliste, elle n'avait pas vraiment saisi le caractère de son personnage, lui si.

Pop Supreme



En 1963, The Angels décrochaient la timbale avec My Boyfriend's back qui fut repris de suite par Martha & The Vandellas et The Chiffons. A noter qu'une démo du futur hit avait été enregistrée initialement par les fabuleuses Shirelles mais sans suite discographique. Récemment, The Spazzys, des furies australiennes power pop, en ont fait une chouette cover. Je déposerai leur version live dans le billet à venir consacré à Chris Bailey, punk historique et ex-leader des Saints qui la chante avec le trio dans un show TV.

Fascination


Pub ? Fashion ? Illustration d'un reportage ? Gosse, j'ai vu et vécu ce genre d'images. 40 ans plus loin, je reste fasciné devant elles avec d'autres contemporains.

Lost Places



Pour15minutes fait partie du club international des amateurs de lost places, ces passionnés de l'esthétique de la ruine:
Un club de strip-tease et deux love hôtels au Japon.

Hello


Dimanche, c'est le jour du chat. Qui l'a décidé ? Moi. ;)
Le blog The Cat Ladies lui est dédié. Pendant que je tape ces mots, les miens qui l'ont deviné se chat-maillent comme deux vieilles divas.  Les écrivains misanthropes leur ont toujours voué un culte déraisonnable. Paul Léautaud ne pouvait vivre sans leur présence. Il leur a consacré de belles pages. Faites-moi penser d'en citer quelques fragments dès que j'ai un peu de temps devant moi. Et bon dimanche !
Photo: Bill Burroughs & a black cat

samedi, 26 février 2011

Nos amis les monstres





Ce que j'aime vraiment dans les films de série B ou films de genre produits durant l'âge d'or du cinéma bis (des 30's aux 60's) ? Les trailers dont certains recèlent un humour pas toujours volontaire et quelques fois une dimension poétique troublante. (si si !)
Un site de monstres et merveilles

Belle (de) nuit


Debbie Harry/Blondie

La pochette de la semaine


Et son superbe meuble hifi 50's, un écrin pour Esquivel, ce prince de la lounge music.

Rappel: le samedi...


... C'est Tiki !

Ceux qui ont la vista




Une fois encore, je ne partage pas le point de vue du Temps qui a légendé la galerie de Hans Steiner Une Suisse heureuse*. Au contraire, sous l'apparente surface immobile, c'est l'inquiétude très réelle du pays que les grands photographes suisses ont su capter durant le XXe siècle.
Au Musée de l'Elysée de Lausanne jusqu'au 15 mai 2011.

* Un titre au second degré ? Impossible: ce quotidien ne le pratique jamais.

Hello

Couchés dans le foin...
Belle journée.

vendredi, 25 février 2011

Belle (de) nuit


Ceux qu'on lit



Le trio* perdit donc la partie de la narration: des Antigone lyriques qui auraient survécu, inopinément sauvées par une crise cardiaque de Créon ! La poésie depuis longtemps a horreur de la pourpre et préfère la cendre. Juste revanche. L'histoire, toujours, fut écrite du point de vue des vaincus. Déjà l'"Iliade" saluait la grandeur d'Hector et ramenait la victoire dans le seul camp des Dieux. La leur, à eux qui à toute force voulurent contre toute apparence croire encore aux héros.
Comment notre génération qui connut patiemment, complaisamment dénudée, la salauderie des guerres entre maquis, Sartre au Comité d'épuration du CNL, Montherlant pour un an, à l'Index, châtié son merveilleux "Solstice de juin", d'abord refusé par la censure allemande et qui ne dut le droit de paraître qu'à l'intervention du pauvre Karl Heinz Bremer, - ancien lecteur à l'Ecole Normale Supérieure, traducteur de Montherlant, bientôt puni de sa francophilie, envoyé mourir sur le front de l'Est, - ; comment cette génération qui sut la terreur communiste dans les lettres françaises, la composition des cours de justice, comprendrait-elle encore ces diseurs de légendes ? Nés après Auschwitz, Hiroshima, fils du FLN et de l'Algérie française, des hommes laissés sur le terrain à Dien Bien Phu, nous qui savons Staline liquidant le POUM, Makhno et Crondstadt, le massacre de Katyn, de quelles lettres de sang fut tissé le livre d'or du communisme, nous croyons devoir sourire.
Les dieux du stade, le sourire froid de Bogart, les courbes de Marilyn, BB en Lysistrata, Mick Jagger en Dionysos et Bowie en Tirésias ou en extra-terrestre suffiront ! Pour la désespérance, Nico et Ian Curtis, cold wave, aussi Kraftwerk dont les chanteurs bientôt enverront à leur place des robots sur la scène. L'homme machine succédait au méchant homme selon Céline et Aymé. Sans parler du groupe Laibach, Slovènes emmurés derrière le rideau de fer, qui sauront répondre aux lobotomies exigées par les pères successifs des Europes nouvelles - à naître ou réellement existantes -, au moyen d'une esthétique de la subversion de la plus haute importance. Pendant ce temps, radio, télé et offices de librairies vomissaient de la soupe, de la sociologie à quatre sous ou de la narratologie en acte. En deuil de l'idéal, notre génération contemple avec stupeur ces trois visages corsaires comme des statues khmères que l'Islam du réel détruira. Leur sourire dans la pierre de la montagne morte de la vie.


Sarah Vajda, Gary & Co

*Il s'agit de Malraux, Kessel et Gary.

Comme quelques uns des écrivains de la seconde moitié du XXe siècle que j'aime, Sarah Vajda écrit "nous", aujourd'hui. Le ton là aussi est impérieux avec d'anciens échos impériaux. Elle ose des néologismes qui allument ses digressions pleines d'une ferveur maîtrisée et où perce la jubilation d'écrire. Un morceau choisi que je vous donne à lire en attendant de reparler de Gary & Co publié chez Infolio en 2008, un des meilleurs essais littéraires lus depuis... A suivre.

Americana



Surf, soda et métaphysique par Jake Stangel

Pop en revue




Le magazine Standdart donne envie d'apprendre la langue de Cervantès en cours accélérés intensifs. Quelle maquette ! Ce sera l'occasion de comparer avec deux nouveaux (?) titres cultureleuheuheuh suisses romands. A suivre.
Le site où on peut télécharger deux numéros (pdf). Voilà des gens qui vivent le multimédia, eux.

Hello !


jeudi, 24 février 2011

A venir


Demain*, je vous causerai d'un livre écrit avec ferveur et jubilation: Gary & Co, l'essai stimulant que Sarah Vajda a consacré à Romain Gary. Et je rendrai hommage à Chris Bailey, punk rocker et songwriter débarqué de l'autre côté du monde un jour de '77 à Londres en pleine furia punk.
Belle nuit.

* Demain = dès que possible. ;)

Belle (de) nuit


Au fil du ouèbe




(Sources diverses)

Il m'arrive de plus en plus fréquemment de vivre une impression d'implosion lente, comme filmée au ralenti...

Hello !


Sweet Raquel Welch

Nice Boys Don't Play Rock'n'roll



Si vous avez besoin d'un doc' réjouissant et hygiéniquement incorrect sur un type franc de collier qui à 65 ans et après plus de quarante années on the road vous redonnera la niaque grâce à son humour, sa générosité et un respect pour ses fans dont devraient s'inspirer quelques unes des petites starlettes frileuses du rock actuel, offrez-vous en séance privée Lemmy de Greg Olliver et Wes Orshoski, le meilleur documentaire rock depuis Dig!. Une séquence ? On retrouve notre Lemmy sapé en chef de panzer qui ordonne un tir (à blanc) depuis la tourelle d'un authentique chasseur de chars de la Wehrmacht restauré par des passionnés comme lui d'histoire militaire. A ce moment un des auteurs lui demande:
- Qu'est-ce que tu réponds à ceux qui disent que tu es un nazi ?
-  Moi, un fuckin' nazi ?!? J'incarne tout ce que les nazis détestaient. Et puis avec mes six copines black, je n'aurais pas été reçu par le führer ;)
Lemmy est lucide, drôle, attentionné - des femmes de tous âges et conditions l'adorent - et bien sûr immortel.
Lire aussi
(Photo: Robert John)

mercredi, 23 février 2011

Pop Supreme



Patrick Macnee et Twiggy, un gentleman espion chez les tops.
Belle nuit.

Belle (de) nuit




Sarah Miles & Dirk Bogarde dans The Servant de Losey en '63.

Avec le premier coquetèle, j'ai eu envie de quelque chose de cool, une ambiance urbaine et stylée comme celle de Woman Talk par Cleo Laine. Je ne connaissais pas cette voix superbe dans le registre smoothy. Je l'ai découverte en feuilletant les pages d'un blog remarquable consacré à l'histoire pop/populaire de Londres.