lundi, 31 janvier 2011
Toto aime la télé: sur un plateau
Ce soir, je vais peut-être me caler devant la boîte aux images qui bougent pour regarder Polanski par Polanski, un doc' conçu à partir d'un interviouve du cinéaste par Pierre-André Boutang.
C'est à 23h00. Il sera suivi de Il était une fois... Tess, un retour sur le tournage et une (re)lecture du film de Polanski. (A 00h00)
Photo: avec Mia Farrow sur le tournage de Rosemary's Baby.
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dimanche, 30 janvier 2011
Belle (de) nuit
Acquanetta (?)
Nos visiteurs ont du talent: il s'agit de Tandra Quinn dans Mesa Of Lost Women en '52. La preuve avec cet extrait où la belle exécute la danse (fatale) de la femme-tarentule.
Merci au Prof. Grewbeard
samedi, 29 janvier 2011
Comme on les aime
La couverture de The Disenchanted donne envie de préparer quelque chose sur Budd Schulberg (1914-2009). Ce fils d'un producteur hollywoodien fut un hyperactif multi-talent: scénariste - on lui doit entre autres le script de On The Waterfront/Sur les quais -, romancier, producteur, journaliste sportif, etc. Bref, il y a de la matière. Je me demande si l'équipe de Cinéma Cinémas n'a pas tourné un sujet sur le personnage. (Vérifier.)
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Futile indispensable
J'ai vu ce testeur de lèvres sur Vintage Sleaze, un chouette blog qui exhume les revues, photos, illustrations et gadgets que des messieurs - et quelques dames aussi sans doute - se refilaient "sous le manteau" comme on disait dans les années 40 et 50.
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vendredi, 28 janvier 2011
Belle (de) nuit
Le coup de l'éventail, oui, mais mais cette fois par Lily St-Cyr. Ces teintes ! Qui est GP en bas à droite de l'image ? Bernard Of Hollywood dont Lily fut la muse aurait pu agencer le cadre de cette manière.
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Retro-futur
C'est toujours le meilleur groupe européen du monde. ;) L'œuvre remasterisée est rééditée en CD et sur vinyl dans des présentations soignées, élégantes, modernes*... Et dans sa version originale allemande, bien sûr. L'opération permet de se ré-équiper à neuf sur supports analogiques ou numériques - la vraie classe - et aussi de remettre les pendules à l'heure, celle de Düsseldorf. Autre avantage et non des moindres, en achetant ses rééditions, vous acquérez sans mettre en danger votre budget "art & gâteries" mensuel des objets un peu fabuleux où se mêlent l'élan constructiviste, l'audace futuriste et la maîtrise de la diffusion pop.
* Moderne est un bel adjectif, parlant. Moderne donc, pas post-moderne, cet (autre) fourre-tout employé par les emballeurs de vide.
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jeudi, 27 janvier 2011
Plus glamour, tu meurs
On se fait du bien.
Anne a décoré une paroi du long couloir menant à la cuisine de photos encadrées. Parmi elles, il y a un portrait promotionnel de Miss Veronica Lake au pouvoir apaisant dans les nuits d'insomnie.
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mercredi, 26 janvier 2011
Belle (de) nuit
Daimler a toute une théorie selon laquelle, aujourd'hui, les vrais romantiques sont obligés de passer pour des gens cyniques. Il refuse de s'expliquer, quand on le lui demande.
¶Mais, qui le lui demanderait ?
Frédéric Berthet, Daimler s'en va, heureusement réédité à La Table ronde dans la collection de poche La petite vermillon.
Le prix Roger-Nimier '89 est court (130 pages), fulgurant, sans une once de gras et rare hélas, Frédéric Berthet* ayant mis un terme à son existence en 2003 après une longue dérive avec alcool. C'est un roman inachevé, le texte en suspend d'un écrivain trop lucide qui se sait (con)damné à tenter de rassembler des bris épars alors que décidément rien ne colle. Je crois cette dispersion/suspension tout-à-fait volontaire, Frédéric Berthet faisait partie des auteurs qui publient "inachevé" aussi contre l'intolérable prétention de contrôler tout ce qu'on écrit. Le style étincelant ne tente pas de masquer les manques de l'époque; au contraire, il en joue pour mieux les ridiculiser. Alors aquoibonisme ? Peut-être, avec la politesse du désespoir en bandoulière pour annoncer la couleur à une époque qui ne les monte plus guère. Si vous ne devez lire qu'un roman cet hiver...
La même maison publie ses Correspondances, 1973-2003.
Lire
Huit ans après
* Sa bibliographie comporte cinq titres dont l'impressionnant Journal de Trêve édité par Philippe Sollers chez Gallimard/L'Infini en 2006.
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Sensass' !
* Je lui trouve tout de même un air de revendeur de VW maquillées pour le milieu munichois au "Johnny allemand". ;) A propos, je me demande s'il a fait des apparitions dans Derrick. A vérifier.
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Au temps du Cinéma
Ce photogramme émouvant (je trouve) de Florence Vidor est tiré de Chinatown Nights réalisé en 1929 par William A. Wellman. Tourné l'année de l'introduction du parlant, son début est muet et sa fin sonorisée.
On ne remerciera jamais assez les animateurs du site Doctor Macro qui partagent les fruits de leurs recherches inlassables et passionnées dans les archives, les livres de cinéma et les boutiques de belles images d'avant.
(Clic)
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mardi, 25 janvier 2011
Vailland par Vandromme
L'œuvre d'un écrivain vaut mieux, presque toujours, que l'homme qui l'a composée. Mais il arrive que le romancier ne soit pas indigne de ses romans. Il me semble que c'est le cas de Roger Vailland. (...) Deux passions consument son existence: l'irrespect et la volupté. Bien loin d'être animées en lui d'un mouvement parallèle, elles coexistent, elles se rencontrent. C'est accord porte un nom. C'est le libertinage. Roger Vailland n'a cessé d'être un libertin méthodique, avec cette gravité entêtée qu'il apparente à la franchise du géomètre. (...) Dans une société comme la nôtre, gouvernée par des bourgeois vulgaires, tout est permis, tout est toléré.* Dès lors, il n'y a plus de place pour les hommes du plaisir rigoureux. Le libertin doit rêver à des siècles où le libertinage était possible. Il a la nostalgie des époques aristocratiques dans lesquelles se dressaient des interdits, des tabous, des convenances et où les profanateurs pouvaient sacrifier à leur culte. Par là, notamment, Roger Vailland est réactionnaire. On comprend pourquoi il a fait l'éloge du cardinal de Bernis.(...) Ce livre est dans la logique de son œuvre. Tout rattache le libertin au passé.
Pol Vandromme
Bibliographie de Vailland
* Ce portrait de Roger Vailland, un libertin au regard froid de Pol Vandromme - pour reprendre le sous-titre de l'incontournable biographie d'Yves Courrière en 1991 - date de la fin des 50's.
Photogramme: Gérard Philippe et Jeanne Moreau dans Les Liaisons dangereuses de Roger Vadim (1959) sur un scénario adapté par Roger Vailland.
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lundi, 24 janvier 2011
Passé le Rio Grande
Mexico: une contrée de l'imaginaire occidental pop. Ici par Charles (Alford) Binger, sujet de sa Majesté exilé dans la Cité des Anges où il développa son talent d'illustrateur de pulp. La galerie La Luz de Jesus* a présenté une sélection de ses travaux sous le titre A Pulp Life.
Pour aller avec, un extrait de l'album de Bashung selon moi trop vite expédié par la critique dans le coffre aux dispensables à sa sortie en '86. On n'a pas besoin du prétexte de l'actuel 'crooner revival' pour retrouver Malédiction composé sur/avec des mots de Boris Bergman. (Ce gilet en jean clouté...)
* Lien dans le billet ci-dessous.
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Belle (de) nuit
Un petit rappel de l'élégance rétro-future contre les empilements navrants qui dévaluent trop de collections actuelles. Je ne comprends pas pourquoi ceux dont le métier est de travailler les lignes, les formes, les volumes et les couleurs pour façonner un style, le leur, sont si empressés à les détruire. Quand le patchwork informe est devenu la norme, l'exigence d'une cohérence visuelle retrouvée - et dynamique - exprime peut-être la vraie radicalité contemporaine.
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dimanche, 23 janvier 2011
Baker Knight (3)
C'est Just Relax de et par Baker Knight qui fut la cause de sa brouille avec Ricky Nelson. Persuadé qu'il tenait un hit, le songwriter décida d'enregistrer sa version mais le public bouda le single et Knight fut remercié par son label. Il parvint néanmoins à rebondir grâce à The Wonder Of You* dont Peterson fit un hit aux USA et en Europe en 1959. Au début de la décennie suivante, il avait fait sa place dans le milieu puisque en '66 Dean Martin enregistra Somewhere There's Someone qui marqua le début d'une collaboration avec le Ratpack pour lequel il écrivit onze titres. Dans les années 70, Knight retrouva la country en signant des compos pour Hank Williams Jr, Jerry Lee Lewis,... A partir de 1985, handicapé par le syndrome de fatigue chronique, une maladie neurologique, Baker Knight dut changer son rythme de travail et prendre une pré-retraite. C'est honoré et fêté par ses pairs qu'il quitta ce monde en 2005.
* En 1970, Elvis décida d'intégrer le morceau à son show.
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samedi, 22 janvier 2011
Baker Knight (2)
Baker Knight avait quitté son Alabama natal pour tenter de percer comme acteur à Los Angeles, en vain. Il rencontre Eddie Cochran dont la compagne Sharon Seeley est une songwriter rock. Devenus amis, elle l'aide à se faire connaitre du milieu en tant qu'auteur-compositeur. Inspiré, Knight écrit Lonesome Town. Portée par la voix de Ricky Nelson, la ballade poignante entre dans le classement des meilleures ventes de singles en 1958, inaugurant une série de hits. Mais les deux hommes se brouillent à propos d'une composition (Just Relax) que Knight ne veut pas donner à Ricky, préférant l'enregistrer lui-même. Le single est un échec et le label rompt le contrat le liant à Knight. Sans se laisser abattre, le songwriter se met à plancher sur ce qui deviendra The Wonder Of You destiné initialement à Perry Como mais qui sera gravé par le crooner Ray Peterson* avant que le King, fan de la première heure, ne s'en empare plus de dix ans après sa création. (A suivre)
* Le morceau grimpa dans le Top30 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. (1959)
* Le morceau grimpa dans le Top30 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. (1959)
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Nice Boys Don't Play Rock'n'roll: Baker Knight (1)
Ce soir le Vengeur Masqué présente dans son show Baker Knight (1933-2005), un vrai rocker du Sud et un songwriter inspiré un peu oublié. Ce pionnier est l'auteur entre autres classiques du bouleversant Lonesome Town que Ricky Nelson transforma en hit l'année 1958. La superbe ballade a aussi été enregistrée de fort belle façon par nos amis les Cramps sur l'impeccable Gravest Hits, le regretté Lux Interior nous gratifiant d'une performances vocale parmi les plus inspirées de la discographie du groupe. Mais il est temps de lancer notre affaire avec Ricky Nelson dans son interprétation du standard de Mister Knight. (A suivre)
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