A propos de cette sélection de chroniques des années 1980 à 2000, Thomas Morales écrit:
Dans ces années de Mitterrandisme effréné, de fin des idéologies et de financiarisation de l’économie, ils ont été nombreux à patauger dans les eaux boueuses du politiquement correct et du simplement ridicule.
Sous forme de billets d’humeur, de lettres, de pastiches ou de poèmes, Besson a canardé, sans relâche, les faux-semblants de ces vingt dernières années. Les profiteurs du système, les jurys littéraires cacochymes, les éditeurs véreux, les écrivains gigolpinces, tout le monde en a pris pour son grade. Et ne boudons pas notre plaisir, c’est sacrément plaisant de lire ou relire ces textes qui n’ont rien perdu de leur causticité ! On se rend compte que Besson a été le plus grand écrivain de la fin du XXème siècle en France. On partage avec lui ses coups de gueule et sa lucidité désespérée sur la fin d’un monde tout en s’amusant de son sens de la formule. Besson a ce côté révolté et joyeux des gamins de l’ex-banlieue rouge, il égratigne et il blesse d’un coup de plume… juste pour rire.
Lire sa recension dans Causeur
Illustration: René Gruau pour Dior


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