

Lors de l'
after qui suivit le premier concert de Nick Cave & The Bad Seeds à Genève*, je me suis retrouvé assis à côté du Caveman. Comment aborder le bonhomme ? Par les livres, Nick étant un fin lecteur.
- Qu'est-ce que vous lisez ces temps... ?
- Dostoiewski. Un grand sondeur de l'âme humaine.
Il sortit de la poche arrière de son jean
Le Joueur dans une édition populaire puis laissa passer un temps avant d'ajouter:
- Il faut lire Flannery O'Connor**. Une œuvre mince mais aux résonances immenses. Injustice, douleur et rédemption...
Ensuite nous avons été happés chacun de son côté par la fête qui se poursuivit fort avant dans la nuit.
J'ai retenu le nom. Quelques semaines après, j'avais réussi à dénicher deux titres de la dame traduits en français par Gallimard dans la collection
Du Monde Entier***. Ce fut une révélation.
Le même éditeur propose aujourd'hui ses œuvres complètes en
Quarto. Enfin ! Un recueil indispensable.
* Dans le cadre du festival
Vernier sur Rock, première ou seconde édition en 83' ou 84'. (?)
** Et non pas Carson Mc Cullers, un lapsus révélateur: une parenté littéraire existe entre les deux femmes.
***
Les Braves gens ne courent pas les rues (1955),
Et ce sont les violents qui l'emportent (1960)... Des titres forts, attirants, en échos à ceux de Faulkner, R. Penn Warren, ou les premiers T. Capote.