Contrairement à trop de chroniqueurs culturels actuels persuadés de voir ou d'entendre du génie là où ne souffle généralement qu'un petit talent habile - celui qui consiste surtout et avant tout à savoir se vendre à l'époque niveleuse ("tout vaut tout") où le marketing et la pipeulisation comptent davantage que les créations -, Pour15minutes n'emploie pas le mot ("génie") à tort et à travers. Un réalisateur à qui on peut l'appliquer sans hésiter est Stanley Kubrick, à lui et à son œuvre inépuisable.* (D'après une sélection photos d'Olivier Golen)
C'est sous le nom improbable du bonnet rouge le plus célèbre de l'océanographie télévisée que des musiciens britanniques + un infiltré australien enregistrèrent en 2000 un somptueux album* à rebours avec cordes, cuivres et chœurs pour le label Palm. (voir couverture en haut) A la première écoute il y a neuf ans, je suis resté stupéfait: j'ai cru que Paul Quinn récidivait sous un nouveau blaze tant la voix de Liam, frontman de Cousteau, lui ressemblait par la profondeur et le velouté mais sans en être une copie, car ce remarquable chanteur a su affirmer son propre style et s'émanciper des bonnes influences. (Quinn, Nick Cave, Lee Hazlewood) Le groupe acquit en deux saisons une réputation internationale à un moment où une partie du public adulte, saturée des inepties XXL, était en quête d'histoires et de mélodies. Cousteau exauça ses souhaits, paya les tournées et se découvrit des fans un peu partout en Europe et aux Etats-Unis. J'ai choisi The last good day of the year révélateur de la démarche du groupe et aussi These Hungry Times. Idéal pour l'apéritif avant de partir en virée Saturday Night...
* Si les albums qui ont suivi sont élégants et agréables, les chansons ne possèdent pas la magie et ce charme vénéneux "au bout de la nuit" du premier. Le groupe aujourd'hui séparé mais pas dissout, Liam McKahey s'est expatrié à Canberra en Australie où il poursuit une carrière de lead singer.
Les répertoires et les dictionnaires du cinéma de genre en français sont rares, aussi nous saluons avec joie et respect la parution de ces Classiques du cinéma bis de Laurent Aknin* avec la collaboration de Lucas Balbo chez Nouveau Monde. Du gore à la SF en passant par le western, le péplum, le kung-fu, etc., cet ouvrage à la maquette claire recense sur fiches 500 titres sortis entre 1955 et 2007. Classées par année et par ordre alphabétique des titres en français, les fiches comportent également les titres originaux, bien sûr, mais aussi les différents noms dont certains films furent affublés selon les régions de diffusion, ce qui évite au lecteur des recherches souvent fastidieuses pour retrouver une actrice, un réalisateur ou un trailer sur YouTube. (On en sait quelque chose !) Les Classiques du cinéma bis sont appelés à devenir indispensables.
* Déjà responsable de Cinéma « bis », 50 ans de cinéma de quartier il y a deux ans.
Der Spiegel online est une revue - non spécialisée - qui ne prend pas ses lecteurs pour des crétins. C'est agréable et instructif comme avec cette galerie consacrée à l'un des architectes préférés Pour15minutes: Frank Lloyd Wright.
Son premier album est sorti vers 76-77, en pleine vague Punk, il fallait oser !
Sa version de " Beside you " est encore meilleure que celle d'Iggy Pop...
Malgré le poids des ans et les kilos superflus, monsieur Robert est encore au sommet de son art. Il prépare une grande tournée européenne, on vous tiendra au courant.
Madame Aretha pour se regonfler à bloc comme ces fauteuils Blow. Imaginés par l'agence Du Pas, D'Urbino et Lomazz, ils inaugurèrent la production de meubles gonflables en série à partir de 1967.
The Jim Jones Revue live sur Canal+. Le dernier carré ? Ils ne sont pas passés loin puisqu'ils étaient le 18 (mai) à Dijon, le 20 à Lyon et le 23 à Bourges. Mais les villes de Suisse romande sont restées sourdes à l'appel impérieux de leur réjouissant boogie-punk fébrile et mal peigné. On a été timorés, une fois encore; on n'a plus aucune excuse.
Joséphine a aussi inspiré de nombreux autres artistes.
De haut en bas (liste non exhaustive) :
Jean Chassaing - Joséphine Baker- 1931
Kees van Dongen - Joséphine Baker Au Bal Nègre - 1925
James Blanding Sloan - Jazz, the new possesion - 1925
Alexandre Calder - Joséphine Baker 1 - 1928
Fritz Lampl - Joséphine Baker - 1930
Inconnu - Sublime automate à mouvement d'horlogerie,permettant le mouvement simultané du ventre, des bras et de la poitrine tout en jouant l'air de la tonkinoise ! circa 1925-1930
Encres, aquarelles, et lithos extraites du portfolio de 1927 intitulé "Le tumulte noir", consacré à Joséphine Baker,par le célèbre affichiste, peintre, décorateur et créateur de costumes Paul Colin.