samedi, 31 janvier 2009

Les moyens de ses ambitions (avoir)




Ed Wood, un vrai talent tourmenté qui n'a jamais eu les moyens de ses ambitions ou un bricoleur amateur qui hérisse certains cinéphiles et les critiques "traditionnels" ? Après cet extrait réjouissant de Orgy Of The Dead - co-réalisé par Stephen C. Apostolof - avec sa théâtralité outrée* mais très soignée compte-tenu des moyens dérisoires dont disposait Wood, moi je crois à un authentique talent contrarié. Rien que le soin apporté aux couleurs, aux vêtements et aux coiffures démontre sa compétence d'ensemblier: un coup d'œil et une exigence esthétique essentiels sur un plateau. Et l'hUmour aussi !
Yves:
T'as raison: Edward D. Wood Jr est devenu connu en tant que plus mauvais réalisateur du monde... Mais plusieurs élements
sont parfaitement maitrisés dans ses films, à commencer par le casting (Lugosi, Vampira, Criswell, Tohr Johnson, etc...), mais aussi le rythme, le soin apporté à la bande son, le sens de la progression dramatique, les éclairages (le cameraman de Plan 9 est le type qui a fait Dementia), etc. Cest pourquoi les élements "catastrophiques" paraissent si bizarres ou incongrus, si curieux. Quand au background évoqué dans le bestseller de Rudolhpe Grey, Nightmare of Extacy il est proprement hallucinant quand on y pense...


* J'associe certains plans du film de Wood à des images d'opéra confiés ces dernières années par des théâtres d'Etat à des metteurs en scène audacieux n'hésitant pas à jouer sur le registre de la série B en Suisse et en Allemagne... Des fans cachés de Wood ?

La série du samedi


Pendant des années, on était sûr de pouvoir (re)voir un épisode des Avengers - avec Diana Rigg - sur une des chaînes publiques le samedi. C'était bien. Arte diffusera des épisodes en février, du lundi au vendredi à 17H25. Bonne pioche !
Yves:
- "The hellfire Club" est l'épisode préféré des connoisseurs de Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Good choice cher ami.

Just For Fun: les beautés à Bill Randall...



... nous font réviser notre géographie. Aujourd'hui, on a le choix: l'Espagne ou l'Egypte.
Source

To make d'jazz !




Découvrez Sarah Vaughan!


...... With Sarah Vaughan

vendredi, 30 janvier 2009

On enchaîne ? "Gnädige Frau..."


Ce qui est vraiment agréable quand on arrive à vieillir - mais sans mollir, hein - avec sa passion de la musique, c'est qu'on avance les oreilles beaucoup plus légères que lorsque on est plongé dans le rock-pop biz' et médias: on ne se sent plus du tout obligé de suivre les trucs à la mode, les bidules "in", le "buzz", le "trend", les diktats branchouilles und so weiter. Ainsi dans la même heure, on peut ressortir des plaques anciennes et passer sans problème - et sans complexe - des Ruts à Hildegarde Knef* ou des Chiffons à Lanegan. On le fait par PLAISIR.

*Tous les prétextes sont bons pour déposer une photo de mes divas contrariées préférées comme Hildegarde Knef dont j'écoute ces jours des reprises de Cole Porter en allemand. Qu'est-ce que c'est bien, juste décalé comme il faut et puis surtout quelle voix magnifique avec son léger voile, signe élégant des brisures d'une vie aventureuse et amoureuse plutôt relevée... J'ose même dire que Hildegarde souriait de la voix.

Nice Boys Don't Play Rock and Roll: The RUTS


Les regrettés RUTS - auteurs de deux albums de post-punk fulgurants fin 70's et tout début des 80's - font partie de ces groupes indispensables qui aident à décaper la couche de colère susceptible d'obstruer sa capacité de jugement au quotidien. Nous les retrouvons ici dans un des titres sortis en single à l'époque de leur reconnaissance météorique :
Staring At The Rude Boys et son mot d'ordre toujours actuel: Ne dépose pas les armes - Ne te rends jamais !
Il existe un bonne compilation des RUTS rassemblant le meilleur des deux albums. (Je la retrouve et je dépose ses références.)
Un autre ? Something That I Said, un single affûté comme au jour de sa sortie avec un des meilleurs tireurs à la six cordes issus du british punkrrr.
... Dancing With The Rude Boys !

Le look de la semaine: jacquard moins le quart


Le Grotesque en chef semble tout engoncé dans son tricot en jacquard.
Source: Mussolini, un dictateur en cartes postales, Somogy 1997 en co-édition avec le Musée de la Résistance de Lyon.
Un motif de jacquard

jeudi, 29 janvier 2009

Belle (de) nuit:


Anna May Wong

Balilla...


Cette carte postale d'un poupon-mascotte provient d'un livre remarquable entièrement consacré au rôle de la carte postale dans la propagande fasciste: Mussolini, un dictateur en cartes postales, Somogy 1997 en co-édition avec le Musée de la Résistance de Lyon. Remarquable, vraiment.
Yves: "Viva Mussolini" texte original de Vincent Scotto ! - à hurler de rire dans la version mise en musique par l'odieux Professeur Merlin.

(merci à Olivier et à Yves)

C'est pas tous les jours Byzance !



Un PS d'Yves à propos du cinéaste Ray Dennis Steckler évoqué hier par Oktay:
"Incredibly strange Creatures who stopped living and became mixed-up Zombies" est probablement le film au titre le plus long de l'histoire du cinéma. Cela commença par poser quelques problèmes à cause de sa proximité avec le titre original de "Dr Folamour" de Kubrick qui était, si l'on s'en souvient bien, "Dr Strangelove; or how I learned to stop worrying and love the Bomb". Donc peu d'argent, des showgirls emplumées plutôt godiches - mais de bon aloi tout de même - et quelques idées dont celle consistant à débouler dans le public en pleine projection et en grande tenue d'"incredibly strange creature", ce qui n'alla pas sans quelques yeux au beurre noir et quelques mâchoires abîmées chez les figurants... Mais cette si brillante et ludique idée marketing dût prendre fin un soir au Texas quand toute l'équipe se fit définitivement casser la figure par nos amis rednecks et autres redresseurs de torts patentés. Ah l'art interactif c'est pas Byzance tous les jours... Et encore moins si c'est Byzance,Texas évidemment.

Photo 1: Carolyn Brandt
Photo 2: La même sur une rampe allant rejoindre Arch Hall Jr en train d'interpréter son grand succès "Vickie" dans le film "Wild Guitar".

mercredi, 28 janvier 2009

Belle de nuit: ANDREE CLEMENT


Cette photo promo de Andrée Clément prise pendant le tournage de La fille du diable réalisé par Henri Decoin a fait la couverture de L'écran Français du 12 septembre 1945. L'actrice qui souffrait de tuberculose disparut en 1954:
Certains osèrent dire qu’elle était «la fille la plus laide du cinéma français»! «Il faut être aveugle pour la trouver laide. Andrée Clément a plus de chien qu’un bataillon de pin-up girls» leur répondit dans «L’Écran Français » Jean-Charles Tacchella (...). (extrait de sa fiche.)

"Walkyrie": un (gros) pétard ?


C’est bien une mesure de la stature de Tom Cruise sur la planète People, que son dernier film ait provoqué une bien plus grosse commotion avant sa sortie (Noël aux Etats-Unis) que depuis. Pour ceux qui attendraient un pataquès kitch homophile, le film fait pchhhhh, un peu comme la bombe du Colonel von Stauffenberg sous la table de Hitler.
Dans Libération, Philippe Garnier revient sur le film de Bryan Singer. J'aime bien la fin de son article:
Stauffenberg a été le sujet de bien des films et documentaires mais jamais encore Hollywood n’avait raconté son histoire. Ce qui en fait un bien curieux objet, si décalé dans la production actuelle qu’on l’aurait presque à la bonne.
Presque...
Photo: les Alliés firent des centaines de milliers de prisonniers italiens et allemands (ici) lors des combats du désert africain. Klaus von Stauffenberg qui plaça la bombe sous la lourde table du bunker d'Hitler avait été grièvement blessé dans l'Afrika Korps.
Source: Time/Life

RAY DENNIS STECKLER par Oktay Gürbüz



Ray Dennis Steckler, 1938 – 2009.
Fin 50’s, Ray vient d'achever sont service militaire en tant que photographe. Il décide alors de partir pour la ville et trouve du travail aux studios Kaufman à Astoria dans le Queens (NY) où il s’installe. En 1962, comme beaucoup d’aventuriers de l’image, il tente sa chance du côté de L.A. où il se fait propulser directeur de la photo sur le film d’un autre «enfant terrible», l’acteur Timothy Carey qui signe ce jour là un film qui fera date pour toujours dans le cinéma indépendant: "The World's Greatest Sinner". Union Card en poche, Ray se fait virer des Studios Universal où il manque d’assommer Alfred Hitchcock avec un tréteau de table. Il se tourne alors du côté du «B-movie circuit», notamment pour Arch Hall Sr.’s Fairway Pictures où il fait ses premiers pas en tant que réalisateur et tient parfois de petits rôles dans ces mêmes productions. En 1962 il continue de se faire la main avec "Wild Guitar" qu’il réalise et dans lequel il tient aussi un rôle. A noter que Archie Hall père et fils figurent au casting de cette histoire sur les méandres du show business. En 1963, il réalise intégralement le film qui fera le plus parler de lui: "The Incredibly Strange Creatures Who Stopped Living and Became Mixed-Up Zombies" tourné pour la modique somme de 38'000 dollars, avec notamment la participation de son épouse l’actrice "culte" Carolyn Brandt. Son second film en 1964 est une réponse directe au "Psycho" de A. Hitchcock. 1966: Il tourne un spoof ironique de Batman et Robin. A la fin des 60's, c’est également lui qui réalisa le fameux clip video des Jefferson Airplane "White Rabbit". Comme beaucoup de professionnels du genre, lorsque le cinéma d’horreur pour drive-in ne fait plus vraiment recette, il se met à produire des films pornos. (70's et 80's) Au milieu des 80's il est célébré par le magazine américain RE-Search dans son édition "Incredibely Strange Films" et vend par mail order son propre "back catalogue" en VHS. Très peu de temps avant sa disparition Ray compléta la suite de "Incredible Strange Creatures" avec un mini-budget de 3'800 Dollars. La sortie DVD étant prévue pour juin 2009...

- Trois vidéos intéressantes
- Sur son film culte

mardi, 27 janvier 2009

Chez les amis de nos amis...



Depuis le début, Lux Interior reste attentif à son apparence, même - surtout ! - pour faire la vaisselle dans la cuisine du pavillon qu'occupait le couple leader des Cramps au début des 80's. Ce portrait a été publié en France dans un N° de Rock & Folk sorti en 1981. Il accompagnait un article de Philippe Garnier dans lequel l'envoyé permanent à L.A. disait sa légère déception: comme nous tous, il les avaient imaginés vivant dans un lieu hanté servis par un cocher bossu et inquiétant... ;)
J'ai retrouvé ce cliché (les couleurs sont d'origine) grâce à l'animateur d'un très chouette blog consacré à nos amis les Cramps.


Découvrez The Cramps!


Le film de cul(te) Green Door a inspiré les Cramps sur leur excellent album Psychedelic Jungle.
Yves:
- Très bien le château sur cette île, exactement ce qu'il faudrait. Et c'est de quel film au juste ?
René:
- Le photogramme du château (hanté) est extrait de Abbott & Costello meet Frankenstein

Just For Fun



Ce genre d'images (et de plans) devrait normalement répondre à celles et ceux qui se demandent ce qu'on peut bien trouver aux séries B (ou Z) défendues avec passion et un goût sûr par, entre autres fanas, l'animateur de Monster Movie Music: du mystère, de l'hUmour et des chocs esthétiques/poétiques, petits ou grands, volontaires ou non.
Deux photogrammes tirés de Earth versus The Flying Saucers, 1956.
Yves:
- Les soucoupes de "Earth vs Flying Saucers" sont franchement les mieux qu'on ait vues (Ray Harryhausen). La séquence du spectateur en avait diffusé un extrait tétanisant dans les années 60 et Il m'a fallu attendre 20 ans pour voir le film. MAIS CE FILM EST EN NOIR ET BLANC !!! Sacrediou !!!
René: Oui, mais dans le photogramme du bas, je trouve que la colorisation a son petit effet...

En classe



- Je crois que les enfants sont assez grands pour aller tout seuls à l'école...



Belle journée !

lundi, 26 janvier 2009

Décadence et romantisme



Yves: Décadence et romantisme morbide, une scène de Richard Tauber totalement "schmidienne" des années trente - extrait de son film, une mise en image de l'opérette romantique de Lehar, "Le Pays du Sourire", réalisé à compte d'auteur et qui fut un échec commercial.

Ceux qui se quittent: Mick & Nick



Mick Harvey, membre historique et arrangeur (cordes, chœurs, claviers) des Bad Seeds a annoncé son intention de quitter en bons termes la formation de Nick Cave. Depuis quelques années, le complice du Caveman - ils étaient déjà ensemble dans Birthday Party - prend du plaisir à une carrière solo de belle tenue. Avec le temps...
Source

Retour vers le futur: LOUISE FERON



Si on est plutôt dans un registre POP sucré/salé et faussement espiègle avec cette chanson*, on n'oublie pas que Mlle Feron travailla sur des compositions moins "light" avec John Cale aux manettes pour la production de deux chansons de son premier album. Louise Feron était aussi une amie et une complice musicale des Dogs dont Oktay nous a rappelé le talent il y a quelques jours. Le regretté Dominique Laboubée (guit.+voix des Dogs) a également mis sa patte en studio sur des chansons de Louise.

* Une fois bien installée dans votre tête, la mélodie n'en ressort plus. Ça été un tube ? Pas le souvenir...

JUST DRIVE !...


... She said.


Découvrez Stan Ridgway!


Que devient STAN RIDGWAY qui avait enflammé nos nuits avec les deux premiers albums de Wall Of Voodoo dont il fut le frontman inspiré et avec son album solo The Big Heat (1986 déjà !) d'où j'ai extrait Just Drive She Said ?

Ceux qui nous manquent: DANIEL SCHMID



Ici, on se sent toujours un peu... Comment dire ?... Hors-saison... ? C'est ça: Hors-saison (un trailer tout au bas de la fiche du film.)


Ceux qui ont la vista: Girault de Prangey


On peut voir une sélection de daguerréotypes* de Girault de Prangey au Musée gruérien de la ville de Bulle, canton de Fribourg en Suisse, jusqu'au 29 mars 2009. Des images du XIXe siècle figées dans des miroirs d'argent...

* Vues de Suisse, de France et du Proche-Orient est le sous-titre de cette expo.

Haute tension


Sur la route du concert de Kraftwerk à Anchorage...

dimanche, 25 janvier 2009

Dans ma boîte @ mails



Sunday proposal: "Moonlight Cocktails, Melotikies und Misanthropy..."

Maquettes


La vacherie* du jour: cellule standard du FBI.
Les concepteurs de ces maquettes ont un certain sense of hUmor. Les mêmes ont créé et diffusent la maquette de la villa Wright. (cf plus bas)

© www.architectural-models.com

* De Vaché, Jacques

Ceux qu'on lit: Dantzig (Twist)


Dans sa Liste des lieux sublimes de son Encyclopédie capricieuse du tout et du rien (Grasset), Charles Dantzig a mis Les lignes à haute tension:

Les lignes à haute tension. Pareils à des géants, les pylônes portent les câbles sur les épaules, les uns après les autres, et voilà l'invention la plus importante des temps modernes peut-être, celle qui nous vaut tant de lumière et Maria Callas chantant dans mon appartement. Les grands travaux, et en particulier les viaducs, ce n'est pas du génie, c'est de la danse.

Photogramme tiré de La Joie de Vivre réalisé en 1934 par Anthony Gross & Hector Hoppin.
Source: Lobster Films via Europa Film Treasures qui font un très beau travail de restauration-conservation-diffusion en ligne. On peut voir un des courts métrages érotiques ("pikante") tournés par le cinéma autrichien balbutiant: La coquette domestique...

Pas mal pour un dimanche !


Yves:
"Liar Liar" est l'impérissable classique des Castaways. Il figurait en bonne place sur la compilation Nuggets de Lenny Kaye qui comme chacun sait enclencha la vague punk à NY en 75. Pour ceux qui ont aimé le décor - tiré du film le très cérébral "It's a Bikini World" - les Toys et pour ceux qui ont aimé le morceau des Castaways, la version TV... Groovy isn't it !?!
J'espère que les extraits vidéo collent avec les titres.
J'ai vu que The Castadays s'étaient reformés - ou tournaient toujours ? - au risque de tuer ce qu'il restait de magie 60's punk...

Photo: Margaret Dawn Richard

Belle de nuit: femmes-bulles


La consigne du jour:
- Epinglez un(e) imbécile en flagrant délit mais sans blesser les femmes-bulles.

samedi, 24 janvier 2009

Belle (de) nuit: FEVER RAY


Fever Ray*, If I Had A Heart pour se faire peur...
Chouette réalisation.

* Alias Karin Dreijer Andersson du groupe The Knife.

THE THREE SUNS


Yves: Remettons-nous de bonne humeur avec les THREE SUNS - early exotica - dans "Beyond Blue Horizons" et leur présentation de l'extraordinaire Vox V251 guitar organ à l'occasion d'un concours TV. Vu le poids de la chose mieux valait avoir une plaque d'acier à la place de la clavicule parait-il...

J'ai lu que cet intrépide trio du Vox qui émerveille Yves était le groupe préféré de Mamie Eisenhower.
Un blog avec des extraits d'albums EXOTICA

Contre...


Contre...
Contre le naturalisme (pouah !), le réalisme (pfuit !) et LE fantasme journalistique bouffé aux mites: "l'objectivité", le plus grand de tous les mensonges médiatiques. Dans les débats TV, radio ou en ligne, méfiez-vous d'abord et surtout des intervenants trop sûrs d'eux qui réclament "plus d'objectivité" ou qui, pris de court dans une démonstration oiseuse, exigent de leurs contradicteurs d'"être objectifs"; en général, ils ont pour job/mission de nous faire avaler les pires saloperies socio-économiques.


Découvrez Gun Club!


Couverture pour le N° double déc.66 - janv.67 de Minuit/Midi Fantastique.
Source

La tentation du jour


Fermer le blog ?
Reprendre le maquis ?
Ou me mettre aux maquettes ? Après tout, c'est de mon âge et on prétend que ça détend.

Photo: la (vraie) villa Edgar J. Kaufmann House à Mill Run en Pennsylvanie par le grand Frank Lloyd Wright (1935) pour remonter le moral à Yves qu'est tout cassé au fond de son lit.

vendredi, 23 janvier 2009

Look de la semaine: artichaut (tête d')



L'empoignade pour le choix du look de la semaine fut âpre. En effet, la tête dite "de l'artichaut éclaté" avait ses inconditionnels décidés à ne rien lâcher. Plus sérieusement (?), les deux cartons de promo pour I Was A Teenage Frankenstein viennent de ce site qui devrait vous donner furieusement (??) envie de (re)voir les films présentés avec passion et une iconographie choisie.
(En-haut derrière la vitre, la douleur intime qui déchire le monstre est palpable.)

CAMOUFLAGE


Quand le loup n'y est pas, on profite du calme pour revoir ses leçons de camouflage.
Source photo: All Things Amazing

jeudi, 22 janvier 2009

AGE et ARGENTIC


Aujourd'hui Pour15minutes est en "service minimum". Pas de jus, plus de niaque. Que dalle ! Alors on s'inquiète, c'est normal, on a envie de demander au camarade Hell: "Hola Man ! Quel "temps" il fait à NY en 2009 ?..."
J'ai retrouvé sur le site de Laura Levine ce portrait de Richard Hell que j'avais épinglé au-dessus du téléphone dans mon premier appartement. Je crois qu'il a été pris pour la couverture du NME.
A propos de vista rock'n'roll, la mouvance punk attira des filles qui en étaient pourvues avec le talent pour l'exprimer. C'était un phénomène nouveau, car jusqu'au milieu des années 70 le rock et la pop n'étaient pas couverts au féminin, ou si peu que j'ai de la peine à vous citer le nom d'une photographe. Elles étaient exclues de la chaîne de représentation qui va des locaux de répétition aux revues musicales. Avant 1977, il y avait des jeunes femmes qui s'aventuraient backstage, mais ça n'était pas pour tirer le portrait des musiciens... Le rock 70's avait besoin d'un bon coup de pied dans son gros derrière de macho prog' ! C'est alors que des filles bien décidées à ne pas être traitées en épancheuses de mélancolie sortirent du public. Elles voulaient figer ces moments excitants créés par les scènes éphémères qu'elles animaient aussi*, n'hésitant pas à choper les petits mecs par les bijoux de famille pour leur expliquer la nouvelle donne. J'ai assisté à quelques échanges réjouissants où des filles photographes de gabarit poids plume à l'aise dans leur jupe de skaï ou leur corsaires 50's tenaient la dragée haute à de gros skins ahuris. Dans le sillage de Patti Smith, Siouxsie, Blondie puis dans celui des X, de Lene Lovich et du Gun Club, ces filles avec un objectif firent comme les copines avec leurs guitares: elles envoyèrent bouler complexes et timidité et apprirent à tirer des portraits et à shooter des sets avec autant de passion et d'énergie que les Slits mettaient à allumer les salles de concert. C'est ainsi que Theresa K. à L.A., Laura Levine à NY et d'autres à Londres, Berlin, Paris ou Genève couchèrent leurs années rock 77-82 sur du papier argentic.

* Je n'ai plus jamais retrouvé l'excitation créatrice qui nous secoua à la fin des 70's: concerts, labels, courts-métrages, fanzines, revues chic & destroy, squats organisés en bars rock, stylisme, BD, performances, disquaires "militants" et la radio, pirate puis corsaire. On avait le sentiment de pouvoir créer les cadres à désirs et à fantasmes individuels à l'intérieur d'une mouvance collective non coercitive mais solidaire. On réinventait nos codes visuels pour accompagner les exigence soniques. A Calvingrad, la prestation radicale de Siouxsie & The Banshees en direct à la TV chez Jo Excoffier fit sauter les dernières résistances. A deux mètres de nous sur le plateau de La lucarne ovale, ces musiciens issus du punk avaient de la gueule, un look bluffant et l'envie d'en découdre qu'ils assénaient avec un rock étrange et minimal, médium d'un romantisme post-moderne qui ne nous effrayait pas, au contraire, car rien ne devait plus être comme avant...


Découvrez Ronnie Spector!


Quand Ronnie Spector reprend Johnny Thunders.

NE SORTEZ PAS SANS ELLE !


Source illustration

RING OF FIRE






Découvrez Them!


A bientôt.

mercredi, 21 janvier 2009

Et si ELVIS & ANN MARGRET...


LE couple glamour du rock'n'roll première époque. On raconte qu'ils furent très amoureux. Et si Elvis avait épousé l'intelligente, avisée et talentueuse Ann Margret*, l'aurait-elle laissé devenir ce poussah bourré de beurre de cacahuètes, de sucreries et de pills multicolores ? Peut-être avait-elle pressenti les problèmes à venir ? Mais avec les "Et si/What If"...

*Et rock'n'roll !

Dans ma boîte @mail: Saucer Men !!!


Yves: "Marciano contra Vaca" : s'agissait-il d'un louable effort pour rendre la SF plus parlante au public rural ?
Invasion Of The Saucer Men a été réalisé par Edward L. Cahn en 1957. Avec: Steven Terrell, Gloria Castillo, Frank Gorshin,...
Ah ! Les belles tronches de brocolis ! :)

Just For Fun: THE CHIFFONS




Découvrez The Chiffons!


A bientôt

Elles flinguent: CHRISTINA LINDBERG


Extrait de l'article wikipédia consacré à ce polar tronçonné/remonté aux USA et totalement interdit par la commission suédoise de censure, un cas unique dans un pays réputé pour son libéralisme durant les 60's et les 70's:
En Grym Film (Thriller - A Cruel Picture, also known as They Call Her One Eye, Hooker's Revenge, Thriller) is a Swedish movie from 1973 written and directed by Bo Arne Vibenius. The original length was 107 minutes. It is known to be the first film to be totally banned by the Swedish movie censorship board. It was cut down to 104 minutes and then 86 minutes, but still banned. It was finally released after being cut down to 82 minutes. In the USA it had also been cut to 82 minutes. The movie is in the "rape and revenge films" genre. It has received a cult following and was also one of the inspirations behind Kill Bill, specifically the character of Elle Driver (Daryl Hannah).
Un extrait
D'autres photos promos et le trailer (ang.):

Retour vers le futur: FALCO


Au début des 80's, avouer aimer les tubes de Falco pouvait vous valoir un procès en hérésie et une excommunication par les gardiens de l'orthodoxie rock. J'ai pris ce risque et, affreux récidiviste, je persiste puisque j'aime encore réécouter Der Kommissar ('82), une scie idéale pour relancer une party qui se traîne ou l'improbable viennoiserie - du rap kitsch ? - qu'est Rock Me Amadeus...

Paradis...



On a (enfin) des nouvelles de Hunter H. Thompson: il est bien arrivé au paradis gonzo.
Mickés par Charlie Adam
(Merci au bibliothécaire de St-Jean pour ce lien.)

mardi, 20 janvier 2009

Belles (de) nuit



Déposées telles que trouvées dans les archives LIFE en ligne. Comme ça l'émotion peut s'emparer du sépia...
Clichés (essais) pour des pages mode par Gjon Mili, 1947.


Découvrez The Kinks!


Source photos