lundi 22 juin 2009

Dans ma boîte @ mails: Leila Mourad






Yves:
Incroyable numéro de Leila Mourad (1918-1995) dans le film "Flirt de jeunes Filles" (1949) à l'époque du roi Farouk, l'homme aux 3 millions de photos de podex ! De cette époque il ne reste rien, pas plus que du mouvement surréaliste égyptien - ils étaient tous coptes. Quand à Mohamed Abdel Wahab, le compositeur de génie qui inventa à lui tout seul la musique des films égyptiens, il vit en reclus depuis de nombreuses années dans sa somptueuse villa décrépite des bords du Nil...

PS: J'en avait même fait une copie pour Daniel Schmid il y a de cela une vingtaine d'année. Commentaire d'un internaute: "Leila Mourad fut-elle la dernière femme juive* à vivre en Egypte ?" (L'image est trop claire: il serait sans doute judicieux de baisser la luminosité de l'écran.)


* Note: avec la montée de l'antisémitisme dans les 30's et les 40's, elle se convertit à l'Islam en 1946 (ou 47 selon les sources) espérant protéger sa carrière. De fait, en 1953 elle fut désignée devant Om Kalsoum comme la chanteuse officielle de la révolution égyptienne.
Mais sa réussite éclatante – mille deux cents chansons et vingt-huit films entre 1934 et 1951 – suscita des jalousies. Les journaux à scandales rivalisèrent de scoops sur ses amours tumultueuses avec l’acteur et producteur Anouar Wagdi, dont elle divorça trois fois, de rumeurs sur sa richesse supposée fabuleuse et d’insinuations sur ses origines. Car bien qu’elle se soit convertie à l’islam en 1946 pour épouser le réalisateur Fatin Abdel Wahab, et qu’elle ait été choisie à la place d’Oum Kalsoum pour galvaniser la foule lors des célébrations officielles de la Révolution, en juillet 1953, on la surnommait «l’étrangère» et on doutait de son patriotisme. L’agitation fut à son comble quand la Syrie, prétextant qu’elle avait fait don à Israël de 50 000 livres égyptiennes, interdit ses chansons et ses films. Leila se répandit en démentis, mais quelques mois plus tard, tandis qu’Oum Kalsoum était revenue en grâce, elle fit ses adieux définitifs au public. «Pour pleurer la mort d’Anouar Wagdi», déclara-t-elle. Elle quitta pour toujours la scène publique et vécut en recluse, refusant systématiquement photos, invitations et interviews.
Source

En-haut: Leila Mourad et Youssef Wahbi
Ci-dessous: Mohamed Abdel Wahab

Aucun commentaire: