jeudi 12 novembre 2009

Belle (de) nuit




Mlle Liv Tyler, parce qu'on aime aussi des actrices contemporaines.
Source: ce joli blog glamour et people pour boys & girls.

Qualité de vie: on s'fait la malle ?


Timothy Oulton est un citoyen britannique passionné de meubles de marque anciens et d'accessoires qui propose également des reproductions à l'identique - ou copies - comme cette malle aménagée pour longues croisières en chambre.
Source
PS: j'ai lu un article sur cet artisan dans le NY Times du jour en ligne.

Maurice G. Dantec: Le Catholique du futur




Beetle little star (2)






Urbaine ou tropicale, lustrée ou baroudeuse, la coccinelle VW fit la une de nombreuses revues auto allemandes durant les 50's et 60's.
Source: www.kdf-wagen.de

mercredi 11 novembre 2009

Belle (de) nuit



Martha Hyer

Les pochettes de la semaine






Vers d'autres swingin' covers...

PS: Est-ce qu'on sait à quoi carburaient les concepteurs de ces pochettes il y a 40, 50 ans ? ;)

11 novembre


Sur la vie quotidienne dans les tranchées de 14-18, on peut lire chez Plon, collection Terre humaine, Les Poilus de l'historien Pierre Miquel. Et, suivant le conseil d'une correspondante, La Peur de Gabriel Chevallier:

Avec toi


Avec toi, c'est toujours l'armure à mort.

© Arthur Steele

Avant


C'était il y a très longtemps, avant que la France ne ressemble à rien, quand la gauche et la droite étaient des mots qui avaient un sens et que la télévision existait à peine. On parlait beaucoup de l'Algérie. On disait: la métropole. On disait existentialiste, on disait Saint-Germain-des-Prés. Le cinéma américain s'affichait au Mac-Mahon. Il y avait deux clans, "Les Cahiers" contre "Positif". Bientôt, ça serait la Nouvelle Vague. Dans les cafés, les billards électriques faisaient leur apparition. On fumait des Craven A en buvant des cocktails à la terrasse de la Rhumerie martiniquaise. André Fraigneau n'écrivait déjà plus. Les boulevards étaient faits de pavés. Sartre posait ses grosses pattes sur tout ce qui bougeait. Dans un article des "Temps modernes", Bernard Frank inventait les "Hussards".

Eric Neuhoff

Hier soir, j'ai relu ce passage de son essai sur Déon* et ça m'a fait du bien. Neuhoff est séduit par les artistes, les auteurs, les producteurs perdus - un peu comme on dit un soldat perdu - dont il restitue des fragments de vie par ses petits livres* où, dans un style fluide et vivant, ils deviennent d'élégants prétextes pour nous parler d'"avant". L'écrivain tente de masquer sous l'apparente désinvolture du ton une réelle tristesse: celle qui nous fait penser avec lui que les carottes sont cuites. Récemment un écrivain du terroir (tiroir ?) romand a écrit dans sa critique des Insoumis pour Le Temps qu'Eric Neuhoff ne s'intéressait qu'à des personnages attirés par l'extrême-droite. Madame Carole Bouquet sera ainsi ravie d'apprendre qu'elle a partagé la vie du producteur néo-fasciste Jean-Pierre Rassam dans les années 80. Si ce critique s'était donné la peine d'ouvrir d'autres livres de Neuhoff, il aurait pu découvrir de belles pages sur Aragon, Godard, Sinatra ou Bertrand Poirot-Delpech. Quand critique rime avec pathétique...

* Un écrivain monarchiste maintenant Pour15minutes ?!? Notre cas s'aggrave. Il y a quelques nuits, l'auteur des Gens de la nuit et des Poneys sauvages était l'un des invités de F. Taddéï. Ça m'a donné envie de relire le bouquin que Neuhoff lui a consacré il y a une quinzaine d'années aux éditions du Rocher dans une petite collection dédiée au domaine français où Philippe Djian, Jean Echenoz, Frédéric H. Fajardie - tous dangereux crypto-fascistes comme on le sait - cotoient Matzneff et Déon.

Express-Dienst



Loden Frey à Munich, depuis 1842 le plus grand choix de loden et de lederhosen au monde sur cinq étages et plus de 7'000m2. Leur BMW Isettas de livraison étaient vraiment sympas.

mardi 10 novembre 2009

Belle (de) nuit




Kate Beckinsale dans Van Helsing
Photogrammes tirés du site Opera Gloves

Egéries et icônes



Il y aura jamais assez de glamour.

Anita Ekberg et Hardy Krüger qui, comme Günter Grass et des dizaines de milliers d'autres jeunes hommes de sa classe (1928), fut incorporé sous la contrainte sociétaire dans une unité de Waffen SS durant l'hiver 1944-1945. Avec le physique qu'il avait, il ne pouvait pas espérer être réformé par les médecins de la SS et de toute manière, Hitler avait ordonné une levée en masse de nouvelles divisions, celle du désespoir et de la mort, constituées avec des blessés convalescents, des estropiés, d'ex-réformés, des vieillards et des mômes comme lui dressés par la Hitlerjugend. Alors quand Hardy affirme qu'Hitler lui a volé sa jeunessse, on peut le croire sur parole.

Toto aime l'art


Avoir du sens et procurer du plaisir afin de provoquer une mise en vibration de l'intime chez le spectateur: rôle et honneur de l'artiste comme le peintre belge Léon Spilliaert, 1881-1946.
Loin, très loin de l'arrogante vacuité des installations post-modernes effondrées.

La superbe




Photo: David Mc Enery

Where's the truth ?











Avec Les Girls difficile de le savoir !

Nos ondulantes: Oceana




La plupart de mes contemporains de délires/dérives morts ou ayant sombré dans la folie, les survivants sont devenus de grandes personnes un peu ennuyeuses qui jugent sans doute mes engouements pop puérils et mes désirs déraisonnables. Ils/elles n'ont toujours pas saisi que c'est justement cette exigence "adulescente" et indocile qui fait que je me sens vivant ! Le besoin de rester au contact (minimum) des nouvelles productions a survécu. Grâce à lui je peux encore sentir le petit frisson du plaisir, à ce jour inégalé, provoqué par l'écoute d'une bonne compo captée au vol. Et si en plus elle est défendue par une ondulante sachant rendre hommage aux girls groups 60's, c'est une vraie gourmandise. Dans le registre pop/soul, je trouve que Mlle Oceana - 25 printemps et une solide discothèque - s'en tire avec mention pour son Cry, Cry que je dépose de suite dans la B.O. pour affronter un autre hiver à Calvingrad.

PS: Tu parles ! C'est le genre de jolie scie pop teintée de soul qui me fait fondre comme un vieux marshmallow. C'est lamentable.

Talbot-Lago: Le chant du cygne 2













Dans un dernier sursaut d'orgueil Anthony Lago lance en 1955 la Talbot-Lago Tls14 dotée d'un moteur quatre cylindres de 2,5 litres, culasse alu, 120 ch à cinq paliers dérivé du T15LB (celui de la Baby 2,7l), sa carrosserie, parfaite reproduction à échelle réduite de la 4,5 est toujours aussi belle.
54 exemplaires fabriqués entre 1955 et 1956, pour en avoir une, compter 250'000$.
En 1957 naît la Talbot-Lago America à moteur V8 BMW 503, 3,2 litres et 140 ch (12 produites).
Fin Décembre 58 Simca rachète la marque. Début 59 une dernière tentative a lieu, équipées d'un V8 Simca -EXP13 (moteur ultra poussif de 95 ch de la Vedette, ex Ford des années 30) . La production cesse en 1960, un beau gâchis...
Comme d'autres marques de prestige hexagonales (Bugatti, Delahaye, Hotchkiss, Voisin, etc.), Talbot-Lago disparaîtra, c'en était bel et bien fini du luxe à la française !

*Une exception notable, Facel-Vega, bientôt un billet.

Talbot-Lago: Le chant du cygne










En Octobre 1952, la Talbot-Lago Tl26 Grand Sport fut la dernière tentative de la marque aux origines franco-anglaise (fondée en 1903 par Adolphe Clément et le comte de Shrewsbury and Talbot-vingtième du nom, rachetée par l'ingénieur italien Anthony Lago en 1932) de s'imposer sur le marché des voitures de sport. Malgré un pedigree de grande classe (le moteur 6 cylindres de 4,5 litres à culasse alu développant une puissance de 200ch était directement issu de la voiture de course victorieuse aux 24H du Mans 1950) et dotée d'une magnifique carrosserie due au coup de crayon de Carlo Delaisse, la firme parisienne ne sût pas la vendre à l'export, contrairement à l'industrie britannique qui trouvât son salut sur le marché américain.
Voiture la plus rapide de l'époque, le châssis composite (bois,acier et alu) était trop coûteux à fabriquer et les très fortes taxes imposées par le gouvernement socialiste sur les voitures de plus de trois litres de cylindrée, dans une France exsangue au sortir de la guerre, en rendirent le prix prohibitif. En tout, jusqu'à la fin de la production en 1954, 51 exemplaires sortirent des usines de Suresnes.

lundi 9 novembre 2009

Le Dracul ! (5)


Aux dernières nouvelles, Bela Lugosi n'aurait toujours pas quitté son cercueil.
Je n'en reviens pas: même chez nos amis les vampires, le service après-mort est devenu de la petite bière !

Belles de nuit: gloves


Envie de déposer prochainement une petite variation sur le fétichisme des gants au cinéma.
Photogramme tiré du film Les Girls réalisé par Mister Cukor en 1957 avec Mitzi Gaynor, Kay Kendall, Taina Elg et Gene Kelly.