lundi 20 avril 2015

Transports


Le seul roller envisageable.
Source

Ces jours, au lieu de vous infliger mes ratiocinations de quinqua misanthrope, je crois préférable de la jouer minimaliste. Des images insolites et quelques titres musicaux rigolos: c'est déjà ça.
A plus loin.

vendredi 17 avril 2015

Belle (de) nuit




Dans cette séquence de Kiss Me Deadly/En quatrième vitesse*, Maxine Cooper vibre d'une sensualité contrariée qui la rend plus désirable encore. Et sa voix... !

* Mis en scène par Robert Aldrich d'après un roman de Mickey Spillane qui le barbait, ça ne l'a pas empêché de tourner cette petite merveille du film noir malgré ou grâce à un budget serré. Dans les salles en 1955.

Entre les oreilles (pub)


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mercredi 15 avril 2015

Les pochettes de la semaine



Et pour finir



Ce soir, Pamela Popo va vous administrer une fessée* inoubliable.
Sur la hifi, In Every Dream Home a Heartache

* A propos, la fessée est et aurait du rester une pratique relevant de la sphère privée. L'Etat n'a(vait) pas à s'en mêler, mais sous la pression du Conseil de l'Europe (soupir) des âmes vertueuses se sont emparées de l'affaire pour nous donner la leçon. Pourtant les dossiers chauds ne manquent pas... Il est vrai que légiférer sur la fessée est moins risqué que d'empoigner des thèmes salissants. J'ai lu quelque part cette interrogation :
Si vos idées sont si bonnes, pourquoi faut-il toujours que vous nous les imposiez ?

lundi 13 avril 2015

Belle (de) nuit


Chipée là où le charme secoue agréablement la mélancolie.

Détaché culturel (ou le dernier du culte ?)


Aujourd'hui avoir les idées claires sur la culture post moderne et une plume - le style - pour les exposer relève de l'exception. Les textes de Jean Clair possèdent cette double qualité. Dans les premières pages de son essai L'hiver de la culture*, il décrit le phénomène totalisant (totalitaire ?) du culte... de la culture:
Eglises, retables, liturgies, magnificence des offices : les temps anciens pratiquaient la culture du culte. Musées, "installation", expositions, foires de l'art : on se livre aujourd'hui au culte de la culture. Du culte réduit à la culture, des effigies sacrées des dieux aux simulacres de l'art profane, des œuvres d'art aux déchets des avant-gardes, nous sommes, en cinquante ans, tombés dans "le culturel" : affaires culturelles, loisirs culturels, animateurs culturels, gestionnaires des organisations culturelles, directeur du développement culturel et, pourquoi pas ? : "médiateurs de la nouvelle culture", "passeurs de création" et même "directeur du marketing culturel"... (...) 
Au quotidien, comme pour faire poids à cette inflation du culturel, on se mettra à litaniser sur le mot "culture" : ", "culture d'entreprise", "culture du management" (dans les affaires), "culture de l'affrontement" (dans une grève), "culture de l'insécurité" (parti socialiste), "culture des relations sociales" (dans une usine), "culture du terrain plat", (Dans le football)... Cent fois invoqué, le mot n'est plus que le jingle des particularismes, des idiosyncrasies, du reflux gastrique, un renvoi de tics communautaires, une incantation des groupes, des cohortes ou des bandes qui en ont perdu l'usage.
Là où la culture prétendait à l'universel, elle n'est plus que l'expression de réflexes conditionnés, de satisfactions zoologiques.

De satisfactions zoologiques... C'est envoyé, mais Jean Clair est trop élégant et surtout trop croyant - il croit toujours à la puissance des mots - pour être un vrai misanthrope. Ouvrez ses livres, ils brisent l'isolement.

* Flammarion, coll. Café Voltaire, 2011

Photo: Kansuke Yamamoto, 1950
(Pourquoi cette image ? Parce qu'elle me plaît, comme d'hab'.)

dimanche 12 avril 2015

Pop Suprême

Milk shake, maïs grillé et tabac blond... La radio joue les Beatles, ces Britanniques insolents qui ont fait vieillir en un été - celui de '64 - les hits des Beach Boys... Un dimanche du printemps 1966 à Coney Island, les derniers jours du temps de l'innocence.

Dans le jukebox, Nowhere Man, une compo de Lennon sur l'album Rubber Soul. (1965)

jeudi 9 avril 2015

Just For Fun

Abbe Lane et Xavier Cugat, un couple qui savait faire swinguer, onduler et chalouper 
les armées de la nuit... Le 45t de Taxi Girl que je préfère. Une autre percussion spatio-temporelle grâce au jeu des époques-tamponneuses. ;)

The Night is calling


NYC, 1985... Un peu comme dans Taxi Driver par Miron Zownir avant le grand nettoyage des années 90.

Sur l'auto-radio, une cover par T. Bone Burnett. Né il y a 66 printemps, ce chanteur songwriter pourtant pétri de talent et admiré de ses pairs a fait carrière dans la production et la composition de musiques de film faute d'avoir pu fidéliser un public.
(Merci à Debout)

mardi 7 avril 2015

Météo (et ses bas)


Vivement l'été !
Dans le jukebox pour15minutes, Sam Cooke avec I'll Come Running Back to You et Lovable.

A propos, parmi ses 25 boutiques de disques (vinyl + CD) et le marché aux puces du samedi situé au 30 Neuer Kamp, Hambourg compte plusieurs enseignes qui ne proposent QUE du rythm'n'blues, de la soul et du funk. Comme dans les bonnes maisons à l'ancienne, certaines de ces boutiques mettent à disposition du passionné des platines vinyl pour écouter les pépites. Quant aux prix, ils sont abordables, du moins dans les magasins que j'ai visités.
Un lien utile

Photo: Anton Bruehl

dimanche 5 avril 2015

Belle de jour


F.C. Gundlach, St Pauli, Hamburg, 1958

Une autre raison d'apprécier les Allemands: c'est un peuple qui ne pleurniche pas. Quand ils ont déconné, ils reçoivent de terribles punitions. Ensuite, ils assument, remontent leurs manches et se réinventent en reconstruisant leur pays.

Sur la b.o. un titre de Bubblegum, l'Album de Mark Lanegan: le blues postmoderne (ici hanséatique) à l'os.

PS: La manchette de La Tribune de Genève du mardi 7 avril annonce "Genève miniature enfin visible"*. Ah bon ? Pourtant, j'étais certain de l'avoir sous les yeux depuis 56 ans, ma cité miniature. Enfin, welcome home...

*Il s'agit bien sûr d'une maquette de la ville.

dimanche 29 mars 2015

The Night is calling


1948, the night is calling.
A Londres, au Palace de Lausanne et au Picwood Theater (int./ext.) de Los Angeles.
Sur les écrans

Le web offre des possibilités de collages infinies, alors on tente un Daddy's Dream chanté par Demetrios Stratos (disparu en 1979) que propose Debout. Pourquoi pas ? Je trouve qu'il résonne bien avec les images de nuit.

lundi 23 mars 2015

Volutes


(Quand) J'étais cigare.

Ces jours "off" me font du bien. Et chez vous, ça va ? Marre du catastrophisme ambiant ? Je vous propose de regarder le beau portrait de Catherine Deneuve brossé par Anne Andreu ce soir sur France 3. Une complicité, oui, mais avec distance et élégance: Catherine Deneuve, belle et bien là à 22h20.

Source

lundi 16 mars 2015

Prolongations



Claudine Auger est Domino dans Thunderball, une aventure de James Bond de 1965.
Miss Auger est craquante mais la mer est trop agitée pour une baignade et cette plage paraît surpeuplée, alors on reporte.

Le 23 mai prochain, cela fera huit ans que j'anime pour15minutes, une éternité dans le temps du web. Pour éviter la lassitude, l'aquabonisme et/ou le sentiment de redite, je m'accorde un break conséquent. A plus loin si...

Dans le jukebox:
Abonné à la chaîne de Francosoul, je suis un r'n'b & soul fan comblé. Régulièrement, je découvre les titres rares que ce passionné puise dans une discothèque impressionnante. De Pauline Rogers, on ne sait pas grand'chose - pour le moment - mais j'ai propulsé I'm just a woman directement dans ma playlist du printemps.

dimanche 8 mars 2015

Take A Break



Le blog est en vacances. Pour une transition en douceur teintée de mélancolie, un nectar de la cuvée 66, l'original de Summer Wine par Lee Hazlewood et Suzi Jane Hokom - avant la version "définitive" avec Nancy Sinatra - suivie de la reprise de Lana Del Rey et Barrie-James O'Neill d'une jolie tenue. Les chansons du grand Lee Hazlewood glissent avec une facilité déconcertante dans nos oreilles ravies - les miennes en tout cas -, pourtant elles sont délicates à interpréter comme tout ce que composait le maître de l'écriture pop. Dans cet exercice périlleux, Lana et son ex-compagnon s'en sortent plutôt bien.
On se retrouve dans quelques temps. D'ici là, faites-vous du bien.

Photos: Isabel Muñoz

vendredi 6 mars 2015

Ceux qu'on écoute toujours


Dans le Rock&Folk de mars, Nicolas Ungemuth consacre une recension à la réédition du premier album de Richard Hawley (2001). Il écrit:
Nous avions la certitude d'assister à la naissance d'un truc extraordinaire. Hawley n'a pas déçu: il est devenu, pour beaucoup, le musicien le plus génial, des années post-2000. (...) Il y a quelque chose de résolument fifties dans l'esthétique de Hawley, mais ce serait trop simple: ce n'est ni Roy Orbison, ni Gene Vincent. Dans ses disques il y a de la guitare baryton, de la lap steel en pagaille (admirablement utilisée), beaucoup de reverb, de la batterie jouée aux balais, des guitares acoustiques, et des Gretsch dans des amplis Fender. Et puis, il y a le gros morceau: cette voix. Une voix proprement sublime de crooner sobre. (Hawley ne fait pas d'effets de manche comme chez Scott Walker, David Bowie ou Neil Hannon.) Son phrasé est monstrueux, le trémolo à peine audible, superbement dosé. C'est un chanteur infernal.

Une petite note perso:
L'autre jour, évoquant l'état du monde avec un ami devant un verre de pur malt, on réaffirmait ne pas vouloir mourir pour sauver la grande distribution, le politiquement correct et le multimédia dévoyé; en revanche, les chansons de Mister Hawley méritent qu'on se batte afin de pouvoir les écouter encore longtemps.
Ashes on the Fire est celle que je préfère sur l'album Truelove's Gutter.

Photo: William Eggleston
L'expo au musée de l'Elysée est bien mais un peu chiche. On en reparle.