dimanche 20 avril 2014

Transports


La RDA, cette Allemagne au rictus figé comme on la surnommait alors, était-elle plus riante dans ses représentations promotionnelles en couleur ? Le Musée historique allemand de Berlin propose une sélection de clichés tirés du fond d'archives de Kurt Schwarzer et Martin Schmidt, deux photographes officiellement mandatés pour mettre en images la cuisine, les loisirs et d'autres réalisations édifiantes de la RDA.
Colour For The Republic est à voir jusqu'au 30 août 2014.

Photo: Kurt Schwarzer, Paar mit Moped vor dem Kraftwerk Vockerode, image pour la couverture du magazine féminin Für Dich, 1963.

vendredi 18 avril 2014

The night is calling

Les godelureaux sont branchés sur une radio fantôme qui joue des 45 tours de rythm'n'blues et de soul comme le Voodoo Voodoo de Lavern Baker, un titre à l'arrache qui vous met le feu aux miches. Je l'ai peut-être déjà déposé* (?) C'est pas grave. 
Belle nuit !

* Il y a deux ans.

A quoi sert JLG ?



Cette année Jean-Luc Godard est à Cannes avec Adieu au langage présenté comme son testament et dont la bande-annonce provoque déjà la polémique. C'est normal et même assez sain; après tout, le provocateur doit assumer les conséquences de ses choix esthétiques et idéologiques. A propos de JLG, j'avais mis de côté deux "pavés" à regarder pendant la trêve pascale:

Dialogue en huit parties entre Fritz Lang et JLG (1967)

Morceaux de conversations avec Jean-Luc Godard

Photo: sur le tournage d'A bout de souffle par Raymond Cauchetier

jeudi 17 avril 2014

Vive la crise !




Par Koen Demuynck, un photographe doté de cet humour surréel qui a fait la renommée des meilleurs créateurs belges.

mercredi 16 avril 2014

Transports





A plus loin (clic)

Deux séquences de Pale Flower/Kawaita hana/Fleur pâle, un film noir ou film de yakusa - l'appellation est forcément réductrice pour une œuvre aussi singulière -, réalisé en 1964 par Shinoda Masahiro que l'on peut ranger dans sa filmothèque à côtés des merveilles dirigées par Seijun Suzuki qui mit plus d'une fois ses producteurs dans les affres*. (Elégie de la bagarre ou Le vagabond de Tokyo, son chef-d'œuvre.)
Je suis bluffé par l'inventivité visuelle et la force poétique de ces réalisateurs indociles, chefs de file de l'équivalent informel de la "nouvelle vague" dans le Japon des années 60.

* Des patrons mafieux avaient investi dans le polar, un genre basé sur des recettes éprouvées censé rapporter vite et gros. On imagine leur surprise en découvrant les films de Masahiro et Suzuki lors des séances de preview.

Images: dvdbeaver

dimanche 13 avril 2014

Au temps du cinéma




L'étonnant Ballet mécanique de Madam(e) Satan réalisé par Cecil B. DeMille en 1930 emprunte des éléments au futurisme et au constructivisme qui bousculèrent la création artistique en Europe durant les premières décennies du siècle passé.
Une admiration sans doute excessive pour Fritz Lang (le Maître) m'incite à voir son influence néo-expressionniste dans le travail de DeMille, mais je rappelle que Metropolis est sorti deux ans avant le tournage de Madam(e) Satan. Cecil a donc pu suivre le travail de Fritz et s'en imprégner pour certaines séquences de son film.

Photo: le rôle-titre est interprété par Kay Johnson.

samedi 12 avril 2014

Vinyl Addict


1951. Le mannequin Capucine en pleine séance de retouche maquillage par Robert Capa à qui ce blog photo rend un hommage choisi grâce à une sélection de photos en couleur du grand reporter tué en Indochine à quelques pas de Lucien Bodard. Lulu le Chinois évoque l'événement dans le troisième volet de son récit fameux La guerre d'Indochine. (Les trois titres couvrant le conflit colonial ont été réunis par Grasset en un volume hautement recommandable.)

jeudi 10 avril 2014

Quand nos murs avaient de l'allure


Une affiche de Charles Loupot pour les automobiles Philippossian vers 1920 et une nouveauté aux arts ménagers pour la femme moderne par Noël Fontanet en 1935.

Cette ville n'a pas toujours été l'éteignoir qu'elle est aujourd'hui. Ses artisans d'art, ses architectes et ses graphistes ont conçu des objets, des immeubles et des affiches marqués du dynamisme et de l'esthétique initiés par les avant-gardes en Allemagne, en France ou en Italie dans les premières décennies du XXe siècle.
Les causes de l'engourdissement genevois ? Elles sont diverses. Trop d'argent mal employé, le système de repasse-plats au cœur de notre république bananière qui bloque toute aventure, des cadres culturels paresseux assis sur leur statut de fonctionnaire, la disparition d'une vraie critique artistique dans les médias, etc. Aujourd'hui, ce sont les villes moyennes de Suisse romande qui proposent l'offre artistique la plus originale. Pour voir et entendre des productions pertinentes, il faut aller à Lausanne, Yverdon, Neuchâtel ou La-Chaux-de-Fonds. Ce problème excède largement pour15minutes mais la question est récurrente chez les anciens acteurs de la vie artistique locale. Entre deux commémorations, on en parle mais on se sent désemparés. Où est la relève ? Que font les trentenaires ? Une réponse:
Nous vivons dans une société urbaine encombrée de "petits lascars malins" (les plus retors des jeunes filles* modernes) qui passent leur vie à s'infiltrer partout, issus généralement du Web, de la finance et de la com', ils vont en costards sans cravate, ont du gel dans les cheveux et une barbe de trois jours. Ils affichent en toutes circonstances un cynisme tranquille consistant à la fois à faire le maximum d'argent et le plus vite possible et à professer toutes les idées bien-pensantes du moment qui leur servent de pochettes de soie.

Olivier Bardolle, La vie des jeunes filles, l'Editeur.

* Aujourd'hui, les homme de 30 ans sont des jeunes filles comme les autres.

(Source: Bibliothèque de Genève via la Tribune de Genève)

mardi 8 avril 2014

Soul Suprême


The Soul Children, une autre merveille du fameux label Stax à Memphis pour faire glisser cette fin d'après-midi. Au choix,
smoothy ou plus relevé.

lundi 7 avril 2014

Au temps du Cinéma



BB est dans le Le Mépris, le nouveau film traditionnel de Jean-Luc Godard ce soir sur Arte à 20h50.
La bande-annonce est parfaite.

Je ne sais pas si c'est le plus beau film du monde comme l'écrit hardiment Neuhoff dans son Dictionnaire chic du cinéma (éd. Ecriture, 2014), mais je sais qu'il est dans le Top10 des films de ma vie. Quand j'ai un coup de mou, je m'offre le générique de début. L'effet immédiat est garanti. La beauté me redonne la niaque.

Ceux qui nous quittent




L'éternel bébé joufflu - et bondissant - d'Hollywood n'était donc pas immortel. Parvenu à l'âge vénérable de 93 ans après une vie mouvementée, huit mariages* et une filmo en dents de scie, Mickey Rooney nous a quittés le 6 avril.

* Il fut le premier compagnon officiel d'Ava Gardner. (Ah oui, tout de même.)

Source photo: Dr Macro

samedi 5 avril 2014

Ceux qui s'exposent: London calling



A Girl in Café saisie à Londres par John Deakin à la fin des années 50.

The Photographers' Gallery lui consacre une exposition du 11 avril au 13 juillet 2014. Si vous faites le voyage, je vous suggère de glisser dans la valise Ici Londres ! Une histoire de l'underground londonien depuis 1945 de Barry Miles traduit aux éditions RivagesRouge. L'auteur consacre à John Deakin, un artiste parmi les plus caractériels de la bohème 50's à Soho qui rassemblait de fortes tronches au caractère ombrageux, des pages fines très documentées.

Dans la b.o., Miss Imelda May en session live avec une reprise de Train Kept A Rollin' (Johnny Burnette) Snap ! Snap ! Snap ! Imelda et ses excellents complices en route pour la gloire méritaient un bis. J'ai choisi Johnny Got A Boom Boom dans l'émission de Jools Holland.

Transports




Par Martin Glaus (Suisse, 1950)

Ceux qui nous quittent




L'info kleenex vaut-elle une vie ? La question est brutale mais pas autant que la mort de la photographe allemande Anja Niedringhaus établie à Genève qui avait shooté le cliché du haut dans les pas de la 1ère Division des US Marines à Fallujah (Irak) en novembre 2004. Ses photos renvoient au roman récent de la journaliste Paulina Dalmayer Aime la guerre. Certains correspondants avouent avoir besoin de se retrouver régulièrement sur la ligne de front. Ce besoin, Anja l'a payé au prix le plus fort. Elle a été abattue hier par un policier dans l'est de l'Afghanistan où elle couvrait la préparation du premier tour de l'élection présidentielle.

Photos: Anja Niedringhaus

vendredi 4 avril 2014

jeudi 3 avril 2014

Ceux qu'on écoute




Piccadilly Beauties, un dernier cliché - pour le moment - du photographe britannique Bert Hardy. Il faut que je trouve un recueil de ses photos. En 1975, Gordon Fraser a publié la monographie Bert Hardy: Photojournalist qui vaut près de deux cents dollars (!) J'ai aussi repéré My Life, une autobiographie en images, enfin je suppose, et Bert Hardy's Britain de Colin Wilkinson paru l'année dernière qui vaut une vingtaine de livres. Il faudrait pouvoir visiter les librairies d'art de second hand à Londres. Une suggestion aux animateurs du Musée de l'Elysée à Lausanne. Et si vous nous organisiez une exposition rétrospective avec l'édition d'un catalogue réunissant ses meilleurs clichés à un prix abordable pour marquer l'évènement ?

Sur la b.o., Tonite The Streets Are Ours de Mister Richard Hawley dont l'album néo-psychédélique m'a laissé perplexe. Je le préfère dans un songwriting plus, heu, classique comme ici.

Sports et transports


Paris, 1951. Le boxeur américain Sugar Ray Robinson prend un peu de bon temps entre les séances d'entraînement pour sa rencontre à Londres avec le champion britannique Randolph Turpin.

La boxe irrite les bisounours. Ils ne savent pas (ou plus) qu'elle a inspiré des pages fortes et des films puissants à un Montherlant ou à un Scorsese, les premiers noms qui viennent à l'esprit. (Philippe Garnier a consacré un long papier au milieu de la boxe américaine dans le Rock&Folk du début des années 80.) Mais pour les apprécier, il faut prendre le risque - oh bien mesuré - d'oublier un temps le confort intellectuel pour explorer des domaines que les imbéciles bombardent de leurs pesants à priori.

Photo: Bert Hardy dont je découvre le travail épatant.

mercredi 2 avril 2014

Ceux qui s'exposent: super héros


En général, je préfère parler des expos vues. Mais les régles sont aussi faites pour être bousculées et comme la Maison d'Ailleurs d'Yverdon m'a envoyé de beaux scans, j'ai eu envie de vous en faire profiter en attendant la visite prévue fin avril.

Superman, Batman et Co...mics ! à voir jusqu'au 21 septembre 2014.

mardi 1 avril 2014

The Night is calling


Par Bert Hardy
Let Her Dance de Bobby Fuller & his band.

Mood



Pour alimenter mon état contemplatif, ce mur d'un auditorium de Caracas au Vénézuela en 1963 par Thomas J. Abercrombie.
Sur la b.o., le grand Esquivel, un des maîtres de la musique lounge.

(Source: archives National Geographic)

dimanche 30 mars 2014

Dimanche


Architecte: Eero Saarinen
Photo: Ezra Stoller

Toto aime la télé



Il vous reste sept jours pour regarder l'excellent doc' de Baillie Walsh Springsteen and I, ou le Boss par ses fans, entre nous le meilleur angle pour parler de Bruce. On n'est pas obligé d'être fan du natif de Long Branch dans le New Jersey pour être fasciné et touché par la force du lien unissant le working class hero du rock aux milliers de passionnés qui répondirent à l'appel de Ridley Scott, producteur du film. Il leur avait proposé de se filmer parlant de leur héros. Le mot fera sourire ceux qui sont revenus de tout sans être allés nulle part, mais je n'hésite pas à l'employer ici: authenticité.

vendredi 28 mars 2014

S comme...




Cherry, cherry !
(Proposée par Yaya)

L'organiste Cherry Wainer, née en Afrique du Sud, fut membre du groupe britannique Lord Rockingham's XI formé de musiciens de studio. Ils décrochèrent un hit en 1958 avec le titre Hoots Moon. Cherry devint populaire grâce au show TV Oh Boy !, première émission entièrement consacrée à la musique pour adolescents produite en 1958-59 par une télé anglaise. En 1966 et 1967, elle anima régulièrement en Allemagne la série Beat ! Beat ! Beat ! qu'il ne faut pas confondre avec Beat-Club, le show pop et rock de la télé nationale allemande devenu culte. Dans l'extrait vidéo, elle interprète à l'orgue Hammond sa version du thème principal de la série Peter Gunn composé par Henry Mancini.

jeudi 27 mars 2014

Au temps du cinéma


Par Bert Hardy

Transports: le guetteur



Depuis quelques jours, on rapporte que le Guetteur tourne dans sa Batmobile autour de la Maison d'Ailleurs à Yverdon en Suisse.
(A suivre)

Photo: Laurent Gillieron

Comme on les aime





Je le disais l'autre jour, ils sont vieux et Wilko très malade - saloperie de crabe - mais dignes. Roger Daltrey (The Who) et Wilko Johnson (Dr Feelgood) qui se sachant condamné nargue son cancer, sont réunis pour servir une fois encore la musique qu'ils aimeront jusqu'au bout.
A partir du milieu des 70's, les adolescents en quête d'autre chose que le rock symphonique ou le jazz rock, ces genres à écouter assis en dodelinant bêtement du chef, reçurent coup sur coup deux claques soniques dont ils ne se remettront pas: Down by the Jetty du bon Dr Feelgood (1975) suivi de Malpractice délivré par le même toubib la même année. L'urgence jaillissait du sillon comme jamais depuis le milieu de la décennie précédente quand The Who ou The Small Faces s'étaient ré-appropriés le rock pour le tremper dans l'élégance mod amphétaminée. 40 ans plus loin, il n'est donc pas étonnant de retrouver ces deux heads sur l'album Going Back Home. Mieux, ils tournent actuellement en Grande-Bretagne épaulés par des complices à qui on ne la fait pas. A propos, une mention pour le gars à l'harmonica. Il s'agit de Steve Weston. J'apprécie de savoir qui joue sur les plaques que j'aime. Les feuillets des CD et les notes de pochette des pressages vinyl sont irremplaçables.
Avec l'album inédit de Johnny Cash, c'est mon disque du mois.
Lire (ang)

- Wilko Johnson/Roger Daltrey, Going Back Home, Chess (Universal)

Back to originals & play them loud !

mercredi 26 mars 2014

Complètement toon


Mesdemoiselles Hilda Knight et Evelyn Dall, actrices, saisies en pleine transe toon au Grosvenor House Hotel de Londres en 1934.
Pour aller avec, Minnie The Moocher de Cab Calloway, le prince des zazous. Une proposition de El ReReX.

Source photo

mardi 25 mars 2014

Dans ma boîte@mails




Yaya nous fait profiter des spécialités improbables de sa filmothèque avec cet extrait de Mas Bonita Que Ninguna (1965) dans lequel la star espagnole Rocío Dúrcal interprète la chanson-titre du film.

Note: le visuel n'est pas celui du film. Il s'agit d'une autre comédie musicale toujours avec Rocío Dúrcal. Je le trouvais plus pop, alors je l'ai retenu. Les puristes du musical ibérique ne m'en voudront pas, enfin pas trop.

Hair Attack


Priscilla et Elvis Presley

Service minimum. Il y a des semaines comme ça.