vendredi 28 novembre 2014

Ceux qui s'exposent





La Fondation suisse pour la photographie rend hommage à Rudy Burckhardt (1914 - 1999) avec l'exposition Dans le dédale de la grande ville jusqu'au 15 février 2015.
Les thèmes et les cadres choisis par le photographe établi à New York dès le milieu des années 30 préfigurent la démarche artistique de futurs confrères - je pense à Winogrand ou à Dennis Hopper - et celui d'artistes pop.

jeudi 27 novembre 2014

Ceux qu'on lit


Kees Van Dongen, Marchande d’herbes et d’amour, 1913

François Bott a imaginé les dernières heures du peintre dans sa 91e année. Entouré de jeunes infirmières qui le font encore rêver, il déroule des séquences d'une vie extraordinaire dans sa villa de Monaco en attendant l'ultime compagne.

François Bott, Le dernier tango de Kees Van Dongen, éditions Le Cherche-Midi, 2014.

mercredi 26 novembre 2014

Tuxedo Blues


Il est pas à la noce Benoît Poelvoorde.

Dans le parc, les musiciens goguenards ont fait le sound check. Ils boivent une bière en attendant les premiers invités et leurs exigences de "scies" à la mode. Le groupe faillit décoller à la fin des années 80 après une tournée en première partie d'une grosse pointure. Il y eut les promesses, les mirages et le contrat frigo sur un label branché phagocyté par une major. Les années de galères qui suivirent et deux défections ont poussé les rescapés à une reconversion en orchestre semi-pro pour bals, banquets et mariages. Sur la petite scène, pour chasser le vague à l'âme, les musiciens se font plaisir.

Photo: Jeannick Gravelines

lundi 24 novembre 2014

Vinyl Addict



Scopitone et jukebox.

La demoiselle aux 45 tours est Pascale Breugnot élue Miss Jukebox 1959 à Paris.
Tout bizut au début des 60's, j'ai connu la fin de l'époque où les gens se retrouvaient au café ou chez des proches possédant un téléviseur pour voir et écouter les chanteurs dans le vent. Le jukebox redevint "in" vers la fin des 70's grâce au retour en force du 45t, un support idéal pour les brûlots pop-punk et les capsules de soul dénichées à Londres. On organisait des soirées chez les veinards qui s'étaient offert une rutilante machine à singles toute chromée et illuminée comme un sapin à Noël. Les temps analogiques invitaient  aux rencontres.

Dans le jukebox, Roy Orbison chante Almost Eighteen.

Pop Tarte




Quand le maire (PS) de Calvingrad* se prend pour Lénine revu par Warhol.
Nous voilà bien !

Merci à Olivier

* Il est aussi à la tête du département de la Culture et des Sports de la Ville de Genève.

samedi 22 novembre 2014

La banane


Deux ans avant la disparition de Gene Vincent (1971), la BBC produisit un doc' on the road sur la tournée crépusculaire du rocker américain dans une Angleterre alors en pleine descente d'acide post-hippie*. David m'avait envoyé un court extrait émouvant du film. Intrigué, j'ai effectué une petite recherche pour retrouver la version intégrale de ce témoignage qui a pour titre The Rock'n'Roll Singer. Au début du documentaire, le grand Gégène a l'air essoré mais il semble encore chercher du regard des étoiles éteintes très haut au-dessus du plafond du petit local de répétition.

* 1969 fut l'année où le "mouvement" bascula dans la violence, les dopes dures et le business. Un nom résume l'affaire, Altamont. Une gueule de bois planétaire.

Photo: Gene lors de la tournée anglaise de 1969.

vendredi 21 novembre 2014

The Night is calling (?)


Je ne sais pas comment sont les écrins de nuit là où vous vivez ou même s'ils existent encore mais ici, après 40 ans, ceux qui appréci(ai)ent les endroits élégants où boire un verre entre amis sur des musiques à écouter et à danser choisies peuvent se gratter. Les boîtes et les bars de la région ciblent la clientèle jeune, fausse jeune et si possible blindée avec ce que ça implique de musak, de look bling bling et de vulgarité affichée. Alors pour faire durer notre nuit, on s'invente un décor virtuel où programmer les artistes qu'on aime.
Ethel Ennis a-t-elle animé des soirées et des nuits au Mocambo ou chez Ciros à la grande époque ? Quelle importance, du moment que l'on a envie d'y croire et d'en être... On la retrouve chaque soir sur la scène de notre Club.

PS: Pour faire durer la nuit, je vous invite à parcourir ce blog.
PS 2: On ne veut pas d'une énième boîte mais d'un bar rock & soul cosy où une clientèle "posée" pourrait aussi danser en poussant quelques tables. Aujourd'hui en ville, ce souhait pourtant raisonnable passe pour une exigence extravagante.

jeudi 20 novembre 2014

Perfect Places


Eléments de style international:
Une navette, la tour de contrôle et le terminal de l'aéroport international Dulles à Chantilly en Virginie construits entre 1958 et 1963 d'après les plans du génial Eero Saarinen.
Sur la sono du terminal

Photo: Balthazar Korab. Ce spécialiste de la photo d'architecture fut un collaborateur de Saarinen.

mercredi 19 novembre 2014

Belle (de) nuit

Il s'agit de Pamela Green par la photographe Joan Craven, mais ce soir j'ai envie de l'appeler Louise.

mardi 18 novembre 2014

Météo (et ses bas)


Le petit crachin glacial qui tombe sur la ville depuis ce matin incite au repli moelleux. (On ne tirera plus rien de la vieille bête aujourd'hui.)
Sur la b.o., Miss April Stevens revient avec Do It Again.
A plus loin.

dimanche 16 novembre 2014

Belle (de) nuit


Alexandra Stewart chante Les fonds flous.

Source photo

Dans ma boîte @ mails






Plongé depuis plusieurs jours dans la formidable biographie de Dennis Hopper par Tom Folsom*, j'ai tout de même levé le nez de ce récit haletant pour découvrir les clichés de Larry Niehues entre americana et pop art. La transition ne posa pas de problème car avant de bousculer le vieil Hollywood avec Easy Rider, le Dennis Hopper photographe fut l'un des premiers "passeurs", peut-être même le tout premier, à capter des fragments de panneaux routiers, de pub géantes et de lettrines et à collectionner des œuvres pop art à l'époque où une pièce de Warhol valait moins de 100 dollars (!)

Merci à David du lien vers cette sélection.

* Born To Be Wild - Dennis Hopper, un voyage dans le rêve américain trad. chez Rivages Rouge, 2014. On en reparle.

vendredi 14 novembre 2014

Ceux qui ont la vista



Ma sœur et son compagnon sont au Japon, les veinards. Avant de s'envoler, elle m'a demandé ce qui me ferait plaisir du pays du soleil levant: un livre de photos de Daido Moriyama dont voici trois clichés.

jeudi 13 novembre 2014

Ceux qu'on verra




Dans la rue, toujours. Seul ou parmi ses semblables, perdu ou entouré, à l'arrêt ou en mouvement, l'individu moderne était le sujet de Garry Winogrand dont la vista sut rendre ce qu'il y avait de pas ordinaire dans son quotidien. Chaque fois, le plan basculait.
Le Musée du Jeu de Paume (Paris) consacre une exposition au travail de ce photographe américain dont les clichés illustrent et embellissent des blogs qu'on aime.
Jusqu'au 8 février 2015.

Sur la b.o.:
Pulp avec Common People capté au festival de Reading en 2011. Cette chanson n'a pas changé ma vie - ce serait excessif - mais à sa sortie en 1995, elle m'a redonné la niaque alors que je vivais un moment pénible. Elle prit une résonance particulière dans une cité où les dorés sur tranche se déguisent en rebelles pour mimer ce qu'ils croient être l'attitude cool. "Pauvre petite fille riche..." Depuis, je voue à Jarvis Cocker et ses complices, parmi lesquels Richard Hawley qui tient la guitare dans l'extrait vidéo, un respect et une admiration jamais déçus. Ces artistes n'oublient pas d'où ils viennent.

mercredi 12 novembre 2014

Vinyl addict (pop suprême)


Je souhaite la bienvenue aux nouveaux abonnés avec Mirror Starle hit pop-rock des Fabulous Poodles.

Photo: Jukebox Babe par Sacha (van Dorssen)

mardi 11 novembre 2014

Ceux qu'on écoute toujours



Au tout début des années 90, je fréquentais une échoppe de disques située dans la vieille ville. L'affaire, aujourd'hui disparue, était tenue et animée par Claude-Alain, un passionné, le genre de type capable d'extraire des piles de nouveautés LA rondelle dont vous aviez justement besoin le jour où vous passiez lui rendre visite. C'est ainsi que j'ai découvert l'album de Paul Quinn & The Independent Group qui devint un disque de chevet et qui l'est resté au moment où je dépose ce billet. En pleine déferlante grunge - j'étais déjà bien trop vieux -, la voix de l'Ecossais s'éleva dans le magasin faisant taire les conversations. "Qui chante ?!?" demandèrent les clients dans un ensemble rare. Mais malgré un succès critique, The Phantom & the Archetypes ne trouva pas son public. Après un second essai avec les mêmes complices, la crème des musiciens rock d'Edimbourg, auquel succéda la dernière tentative discographique recensée à ce jour*, Paul Quinn, écœuré, disparut dans les brumes de son Ecosse natale. Depuis, c'est le silence ainsi que le mentionne l'animateur du site consacré à un chanteur auquel Lloyd Cole et plus récemment Richard Hawley doivent beaucoup.
Si je parviens à secouer ma flemme, j'aimerais écrire quelque chose de plus conséquent dans un billet regroupant l'histoire du crooner rock à la voix tragique et celle d'un groupe venu too much too soon, The Fabulous Poodles. Alors à suivre, du moins je l'espère. ;)

Paul Quinn & The Independent Group, Punk Rock Hotel (Postcard Records) et son changement de rythme et de mood après 3 minutes... La production n'a pas pris une ride.
En supplément, la (belle) reprise de Pale Blue Eyes par Paul Quinn et Edwyn Collins.

Le site du chanteur oublié

* Sous le nom de Paul Quinn & The Nectarine No. 9.

lundi 10 novembre 2014

The Night is calling


Los Angeles, début des années 60:
Frank Sinatra quitte les studios, un des clichés de Frankie que je préfère. On le doit à la vista de Phil Stern.
De la radio du taxi qui l'attend au bas de l'immeuble monte la voix de Marian Montgomery.

dimanche 9 novembre 2014

Ceux qu'on verra



Le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris présente Sonia Delaunay - Les couleurs de l'abstraction jusqu'au 22 février 2015.

Il va falloir dresser une liste des expositions indispensables à l'équilibre esthétique et agender un ouikend parisien "plein les mirettes" début 2015* parce qu'ici, l'offre craint sévèrement. Trop d'argent et pas de vista, on voit le résultat. Et puis, tout prétexte est bon pour quitter la navrante cuvette lémanique. Le phénomène est psychique et géo-physique. Une fois le Jura passé via le Fort de l'Ecluse, on se sent plus légers, comme si des doigts de fée soulevaient la chape de plomb qui écrase la tête et les épaules des résidents du bout du lac, du moins ceux qui défendent encore une exigence artistique.
Source des scans

* C'est fait. Je me sens déjà mieux.

samedi 8 novembre 2014

Belle (de) nuit


Le pick-up du penthouse joue Just Meg Myles And Me. Miss Myles est aussi l'interprète de la chanson Female In Species dans Satan In Hig Heels. Le disque, rare, gratte un peu, mais les chansons restent audibles. Ces petits parasites ne me gênent pas. Ils rappellent que les supports analogiques vieillissaient avec nous avant l'illusion d'un présent perpétuel numérique.

mercredi 5 novembre 2014

Belles de nuit





Service minimum pour15minutes. Une semaine "sans". J'ai appris qu'il ne fallait surtout pas forcer.
Les semaines "sans" se suivent... Ja, richtig, mais venez donc vivre un petit mois à Calvingrad; vous trouverez à l'animateur de ce modeste blog quelques circonstances atténuantes, même si je reconnais que les torts sont partagés. Sur ce,
je vous souhaite une belle nuit frissonnante.
(Epoques et sources variées)

mardi 4 novembre 2014

Backstage


Miss Angie Dickinson.
En revoyant des séquences, je trouve qu'elle donnait parfois dans le sur-jeu. Mais elle était si craquante qu'on lui pardonnait.

Play The Game





Je suis certain que même ceux qui n'apprécient pas vraiment le genre seront bluffés par la bande-annonce du jeu vidéo War Thunder - Victory Is Yours.
Plongé dans la biographie magistrale Joukov, l'homme qui a vaincu Hitler* de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri (Perrin, 2013), je me suis dit que c'était l'occasion d'être "raccord lecture" en déposant ce trailer.

* Il s'agit de la première étude en français - et quelle étude ! - de la vie et de la carrière du maréchal soviétique, un des rares officiers supérieurs (non épurés) de l'armée rouge qui osèrent tenir tête à Staline. Cela dit, Joukov s'est montré parfois aussi impitoyable sur le front que le moustachu du Kremlin qui avait besoin de sa vista stratégique pour battre la Wehrmacht.

dimanche 2 novembre 2014

Plus glamour, t'es mort !


Marlene en veuve glamour devant l'objectif de Cecil Beaton à Londres. (1936)

Ceux qu'on lira



Quelle maison d'édition francophone fera traduire la biographie autorisée Jerry Lee Lewis: His Own Story de Rick Bragg ? Les recensions du livre dans la presse anglo-saxonne sont plutôt favorables même si leurs auteurs rappellent qu'il est bien sûr impossible d'écrire le portrait "définitif" du rocker de Ferriday (Louisiane) dont la vie "bigger than life" échappera toujours aux grilles de lecture les plus fines. Cela dit, je plongerais volontiers dans le bouquin de Bragg cet hiver. A suivre.

Un (bref) entretien avec Rick Bragg
Un extrait de la bio

Photos: The Killer par Martin Schoeller et Rick Bragg par Mike Brantley

samedi 1 novembre 2014

Dans ma boîte @ mails



Faut-il Foti ? (se) demande Yaya.

Bio express:
Cet acteur, songwriter, compositeur, pianiste et interprète a été formé à l'Académie Commerciale de Budapest. Il vécut la Seconde guerre mondiale dans la clandestinité avant de partir en exil aux Etats-Unis l'année 1947 quand le rideau de fer stalinien tomba sur le pays. Pour gagner sa vie, il se fit artiste de cabaret dans des night clubs et pianiste de bar d'hôtel. On le vit aussi sur des plateaux de séries télé. Abonné aux emplois d'acteur "silhouette", son nom est mentionné - ou pas - au générique de productions hollywoodiennes durant les années 80. Devenu un membre de l'ASCAP, il signa quelques hits au début des années 60.
(D'après la fiche de Jacques Foti sur IMDb)

Note perso: le timbre de sa voix possède une patine donnant à son interprétation ce petit quelque chose de détaché ou de décalé qui la rend intéressante aujourd'hui encore. Bonne pioche, chère Yaya.

vendredi 31 octobre 2014

Les nuits exotica


Heidi Brühl donne le tempo du numéro de Jayne Mansfield porté par son boy friend. Backstage, les girls font les retouches maquillage en attendant le grand final (?)
Quant à bibi, il vous souhaite une belle nuit.

Radio Land


Radio, live transmission
Radio, live transmission

Listen to the silence, let it ring on
Eyes, dark grey lenses frightened of the sun
We would have a fine time living in the night
Left to blind destruction, waiting for our sight

Dance dance dance dance dance to the radio

Joy DivisionTransmission (1980)

(Photo: Stéphane de Sakutin)