jeudi 9 juillet 2009

Retour vers le futur: The Crescendos




Parmi tous les bands asiatiques qui tentèrent leur chance il y a bientôt un demi-siècle dans le sillage des girls/boys groups et autres formations instrumentales venus des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, un groupe sort du lot grâce au talent de sa chanteuse Susan Lim. Ils ont animé les folles (?) nuits de Singapour durant la première moitié des 60's. Signés par Philips en '62, ils ont décroché des hits en vendant plus de 10'000 exemplaires de leurs 45t, ce qui n'est pas rien !
Dance all night long with The Crescendos.
Extrait d'un hommage télévisé et une biographie richement sonorisée.
Source pochettes

Comme on les aime !











C'est la saison des festivals.
Pour15minutes vous offre un festival de pochettes 50's et 60's... Comme on les aime !

mercredi 8 juillet 2009

Dans ma boîte @ mails: Black Lizard (1968)












Jean-Alexandre Blanchet:
Black Lizard/Kuro Tokage est un "polar" proche de la comédie musicale - certaines séquences sont très chorégraphiées - aux fulgurantes images surréalistes qui en font un film tout-à-fait étonnant. Il a été réalisé en 1968 par Kinji Fukasaku d'après le livre d'Edogawa Rampo avec Mishima et l'acteur travesti Akihiro Miwa, amant de l'écrivain et grande star au Japon.

Pour le site dvdrama dans le dossier consacré à Kinji Fukasaku, c'est un monument inclassable, rien de moins ! Dès les premières images, c'est un univers unique qui s'impose à nous: angles obliques soulignant l'étrangeté omniprésente, musique entraînante en phase avec des éclairages psychédéliques et des couleurs flamboyantes, narration à prendre comme un train en marche. Ce décorum kitsh sert de toile de fond variablement hystérique ou décalée à un chassé-croisé incroyablement astucieux et suave ou l'enjeu policier devient un jouet entre les mains de personnages uniquement motivés par l'irrésistible attirance qui les pousse à tous les excès et à prendre tous les risques. Le détective Kogoro Akechi (Isao Kimura) se livre à un jeu particulièrement dangereux pour mettre en échec la criminelle énigmatique surnommée Lézard Noir, interprétée ici par un travesti (Mishima oblige !), Akihiro Maruyama. Entre la joute amoureuse et la rivalité purement égocentrique, leur affrontement se mue en jeu de piste où l'astuce et le machiavélisme de chacun transforme sans cesse les données de départ, pour mieux nous perdre et nous surprendre, l'imagination des auteurs tendant au final à un ballet aussi intellectuel que mortel, un festival ininterrompu de faux-semblants, chausses-trappes, bluffs, simulacres, artifices et pièges divers. On ne peut qu'être frappé par la puissance romanesque et la modernité inaltérable de cette synthèse de toute la culture baroque de l'époque.
Source

Note: les héritiers de Mishima auraient réussi à faire interdire la diffusion et la réédition de ce chef-d'œuvre pour des raisons "morales" alors que l'écrivain n'avait jamais caché ses liaisons homosexuelles de son vivant. The Black Lizard a pu être projeté en 2001, pour la dernière fois semble-t-il, dans le cadre de L'Etrange festival. Une version US existe en VHS mais aucune réédition numérique n'est prévue... Si c'est vrai, ça laisse pantois. Inouï que des ayant-droits puissent obtenir au XXIe siècle par décision de justice l'interdiction de programmer en salle et de rééditer un film esthétiquement important !
Source

L'art du voyage










Bel été.
A glisser dans une valise:

Calvingrad: népotisme et incompétence


A la rentrée vous saurez tout sur les dessous de certaines nominations d'incompétents pistonnés à des postes culturels intéressants à Genève et dans les communes. Notre Vinona a enquêté.
Photo de la semaine.

mardi 7 juillet 2009

Bella Donna






La superbe Bella Darvi (Bayla Wegier) fut repérée en 1951 par le producteur Darryl Zanuck et sa femme, tout deux éblouis devant cette beauté en quête d'un autre destin que celui de potiche pour riches flambeurs. Le couple règle une première fois les dettes de jeu de Bella dans quelques casinos de la Côte d'Azur. La jeune femme d'origine franco-polonaise se laisse alors convaincre de quitter son mari et les tables de jeu pour suivre le couple à Hollywood où, foi de Darryl, elle deviendra une star. Elle est coachée de très près par le mogul qui devint son amant. (On imagine l'ambiance le soir à l'apéritif dans la maison des Zanuck...) Pour lancer sa beauté Zanuck produit en '54 The Egyptian/L'Egyptien dont il attend beaucoup. La réalisation est confiée à Michael Curtiz. La débutante Bella y est entourée de Gene Tierney, Jean Simmons et Edmund Purdom mais le film déçoit et le public n'est pas dans les salles. Rupture, larmes et retour en France pour la starlette qui s'enfonce dans une dépression soignée devant les tables de jeu et à grandes rasades d'alcools forts qui font si bien passer les petites pilules qui rendent la vie moins dure. Après quelques tentatives de come back dans des nanars, Bella lâche la rampe et meurt oubliée de tous dans son petit appartement de Monaco en 1971: elle avait ouvert le gaz. A la décharge du producteur-pygmalion*, il faut rappeler qu'il resta en contact et s'occupa financièrement de son ex-protégée jusqu'à la fin.
Sur l'actrice

* Selon Leonard Mosley, le biographe de Zanuck, si Bella était une beauté photogénique éblouissante, elle n'avait pas de réel talent d'actrice. Mais le mogul en était dingue et il s'obstina contre l'avis de ses proches et de ses collègues du milieu. Toujours selon ce biographe, la passion du producteur pour Bella était entretenue grâce aux rencontres amoureuses durant lesquelles la jeune femme déployait son art de l'amour qui rassurait le quinquagénaire sur sa virilité mais aveuglait son jugement artistique...

lundi 6 juillet 2009

Chaud ? La tête dans le frigo ! (2)



- Chéri, c'est toi qui a déplacé le cadavre... ?

Sweet Dorothy






Ah oui ! Ça faisait un moment... ;)

Crooners & Rock'n'roll...








Des éléments du livret qui accompagne l'album de Cousteau ressorti pour la B.O. de l'été.
J'ai toujours aimé les crooners pop/rock mais comme ils n'ont été in que durant de très courtes périodes depuis 1972-73, j'ai un peu ramé pour parvenir à les glisser dans les programmes rock et les chroniques disques des quotidiens. Un extrait de mon titre fétiche: The Last Good Day of the Year enregistré chez le camarade Jools Holland suivie de la version du disque.
(Le guitariste porte sur la pochette une chemise très élégante.)

Retour vers le futur: chez les affranchis





Deux visuels very 60's.
Avec Les Affranchis/Goodfellas, Martin Scorsese a su rendre le look et le tempo de la fin des années 60 et du tout début des 70's chez les gangsters des villes américaines. Par exemple, la déco du studio dans lequel l'affranchi - interprété par un Ray Liotta en grande forme - cache sa maîtresse (Debi Mazar) et où ils coupent et conditionnent la came ressemble à ça.
Debi Mazar est remarquable en maîtresse trop poudrée de l'affranchi. Récemment, on l'a vue dans la série Entourage.


Torino... Si !



Reçu d'Olivier A. ces photos saisies lors d'un séjour à Turin:
1. Sur le toit du LINGOTTO, l'ancienne et immense usine Fiat: la salle de réunion de la direction du groupe à la grande époque. Entre le vaisseau spatial et la bulle hors du temps, elle domine toute la ville.
2. Dans les magnifiques galeries couvertes du centre, la façade d'un ancien et merveilleux cinéma typique de l'architecture des années Mussolini malheureusement condamné par la promotion immobilière.

Bientôt !


En attendant quelques échos édifiants de la vie socio-cul' à Calvingrad, retour vers le futur avec ce cliché pris sur les quais de Genève (rive gauche) au milieu des 60's. Des beatniks de passage ou des musiciens gitans en pause...?

Transports


Mlle Riche prend toute la place et comme d'habitude Mr Prolétaire doit se serrer la ceinture... Conducteur de Facel Vega Excellence, vraiment pas un métier pour les boillus d'ailleurs.

dimanche 5 juillet 2009

Belle (de) nuit





De haut en bas: deux modèles de Monsieur Balenciaga - qui mena une guerre amicale contre le new look de Dior, tout aussi admirable mais moins confortable - et deux modèles de Monsieur Fath.

Chaud ? La tête dans le frigo !





Une campagne du groupe pour la promotion des idées fraîches dans la création et la communication.
Kicéki est content ? Heino. C'est rigolo.
(Quelques fois, Pour15minutes friserait - presque - le bon goût.)


Toto aime la télé: La guerre des mondes






The War Of The Worlds/La guerre des mondes:
Arte diffuse ce soir la (bonne) adaptation réalisée en 1953 pour la Paramount par Byron Haskin. C'est à 20H45.
Photogrammes: www.dvdbeaver.com

Bis: Ann-Margret






I Don't like Sundays... Mais notre Ann-Margret aide à les faire passer. J'ai jamais compris pourquoi elle n'est pas devenue la compagne d'Elvis... Quel beau couple !


SOURCE

samedi 4 juillet 2009

Crème Pop





Made in England by Cousteau, nulle part ailleurs. Ces gars savaient tourner une chanson. Et sans complexe: des couches de cuivres, violons, cœurs. Crème de la POP.
Scans transatlantiques du bon Dr Macro (les plus beaux !)

Atomic café: Duck & Cover







Comment se protéger des effets d'une attaque atomique ?
Le film fameux de la protection civile américaine qui pratiqua tout-à-fait involontairement et rétrospectivement une forme réjouissante d'hUmour noir dans ses courts de propagande tournés aux heures les plus chaudes de la guerre froide.

Kalantan par Yves Arnold








Kanankha ou Kalantan (Mary Ellen Tilson) dans ses oeuvres. Malheureusement la piste son a été remplacée. Sur ses lèvres on peut lire au début "This is my interpretation of the exotic buddah dance"... Et la voici dans "Le fils de Simbad" produit par Howard Hughes. Kalantan fût considérée comme le corps le plus photogénique de l'année 1955. Elle était une régulière du Club 500 sur Bourbon street.

Photos 2 et 3: frenchquarter.com