jeudi 21 août 2014

Quand nos murs avaient de l'allure




Joost Swarte, Ever Meulen et Daniel Ceppi.
Quand les dessinateurs de mickés mettaient leur talent au service du rock'n'roll. Ça se passait à Genève dans les années 80.
Source

Les années 80 ne sont pas si éloignées et pourtant au vu de ces affiches, c'est un autre monde. Depuis, les niveleurs de l'art post moderne ont voulu liquider les notions de technique, de style et d'harmonie. Sur nos murs aujourd'hui, on voit le résultat de trois décennies de nihilisme appliqué aux Beaux-Arts.

Transports




Bon voyage !

Dans sa valise, l'intrépide voyageuse a glissé le réjouissant Journal d'un étranger à Paris de Malaparte réédité  en poche à La Table ronde.

mercredi 20 août 2014

Au temps du Ciné... (Cut !)


J'allais déposer un lien vers The Buddy Holly Story une série B de 1979 dirigée par Steve Rash pas honteuse du tout, bien au contraire, consacrée à la carrière météorique du kid de Lubbock (Texas). Buddy est interprété de façon remarquable par un Gary Busey* qui a su éviter le piège de la doublure hyperréaliste. Les fans de l'acteur assurent que c'est une de ses meilleures prestations. Problème, il vient d'être retiré, une histoire de droits comme d'hab'. Me voilà bien. Il va falloir se contenter de cet extrait et de celui-là.

Sur la b.o., je n'ai pas choisi une composition de Buddy Holly mais cette interprétation étonnante du standard fameux de Johnny Kidd, Shakin' All Over.

* Busey a enregistré les classiques de Holly, un pari risqué dont il se tire plus qu'honorablement.

mardi 19 août 2014

Plus glamour, t'es mort !



Broadway, 1958: Miss Julie Newmar a pris la pose sur la scène de la pièce The Marriage-Go-Round. Dans la version filmée trois ans plus tard, la sculpturale danseuse allumera les sens de James Mason.

(Source: Archives Life)

lundi 18 août 2014

Postcards from the Past




Italia, Italia

Source, le forum consacré à la carte postale et motorisée.
Sur la b.o. (en v.o.)
Je remets le twist simpatico retiré parce qu'il ne colle pas bien - je trouve - aux images de Beat Girl, ce vrai film culte. Puriste? Moui et non; le mélange des genres n'est pas toujours heureux et le cinéma italien des années 60 comporte assez de jolies séquences rock et twist pour illustrer ce morceau. Quoiqu'il en soit, le revoilà, toujours interprété par Spero & I Crazy Rock Boys.

Chez les contents pour rien



En lisant dans un récent numéro du magazine suisse L'Hebdo une énième critique - ou doit-on parler d'article promotionnel ? - à propos des nouvelles (?) installations d'art officiel visibles au Mamco(pinage) de Genève dans laquelle le chroniqueur citait bien évidemment Duchamp, j'ai repensé à ces lignes:

En labellisant ses urinoirs et en ajoutant des moustaches à La Joconde, Duchamp inventait la provocation anodine, qui ne demandait qu’à passer à l’état de procédé publicitaire. Ce qui ne manqua pas d’arriver. Depuis lors, le mode d’intervention préféré des "artisses" (Louis-Ferdinand Céline), c’est le simulacre de la provocation. Cela donne des légers émois sexuels à toute les Marie-Chantal de l’art contemporain. Des provocations éventées et convenues qui fonctionnent comme des coups marketing à la manière des publicités Benetton. Zéro risque, la signature du niveau zéro de l’art. Des petits pets dans l’eau, des éviscérations en 3D, des automutilations pour rire, des installations ineptes situées quelque part entre le stade banal et le stade anal. Le charlatanisme, mais sans l’humour. La provocation, mais sans la prison. Le mal, sans la damnation éternelle. Le saut dans le vide mais du haut d’un tabouret.

François-Laurent Balssa

dimanche 17 août 2014

Plastic people (4)


Source, un blog pionnier de la "photo trouvée". Elle y règne, loufoque, inquiétante, séduisante ou d'une apparente banalité touchant parfois au génie poétique.

samedi 16 août 2014

Dans ma boîte @ mails


J'ai profité d'une petite heure de soleil matinal pour m'aérer la tête. Déjà, le temps se gâtait, alors j'ai pas trainé en ville. J'avais repéré une minuscule librairie d'occasion dans le quartier des Grottes au dessus de la gare de Genève-Cornavin. Chaque fois que je passais devant, elle était tristement fermée mais ce matin sur le chemin de mes pénates, je la trouvai ouverte et pleine. Nous étions trois visiteurs. J'ai choisi pour un franc Ouvert la nuit, le recueil de nouvelles de Paul Morand dont je possédais déjà l'autre volume, ce Fermé la nuit qui m'avait emballéDans sa préface à l'édition de 1957, l'auteur écrivait:
La nouvelle se porte bien; elle est en train d'échapper aux périls où le roman est exposé (occupation du terrain par les écrivains philosophes, dissociation du moi, effondrement du sujet, après celui de l'objet.) La nouvelle tient bon, grâce à sa densité. Elle garde un public vrai, celui qui ne demande pas à un livre de lui servir d'aliment (un écrivain n'est pas un restaurant.) Il n'y a pas de quoi se nourrir dans une nouvelle, c'est un os. Pas de place pour la méditation, pour un système de pensée. On peut tout mettre dans une nouvelle, même le désespoir le plus profond, mais pas la philosophie du désespoir.
Quand Morand tourne ces lignes, la littérature française est prise en otage par le roman engagé. (Sartre, Camus) Alors que les belles consciences lancent mots d'ordre et oukases, lui et les "hussards" - j'emploie l'expression par commodité - réclament au contraire le désengagement* des lettres françaises et le retour du style. Tout est en place pour un malentendu qui dure encore. Mais revenons au petit coin à lire qui a échappé aux fonctionnaires en charge du recensement et du démembrement urbains. Dans le maillage ultra serré du centre ville, entre bureaux, lieux administratifs et espaces commerciaux, qu'un lieu comme celui-là ait réussi à échapper aux descentes des fonctionnaires planificateurs - Genève possède d'inénarrable bureaux chargés de l'urbanisme et de la mobilité (ou de l'immobilité selon les mauvais esprits) - tient du miracle car le constat est rude. Déambuler à la façon de Debord ou de Léon-Paul Fargue (son Piéton de Paris est une pure merveille.), l'esprit ouvert et la curiosité aiguisée, est devenu problématique dans les centres ultra balisés des nos cités vidées de leur âme par les planificateurs du malheur.

* Kléber Haedens et Antoine Blondin, passionnés de sports d'équipe, auraient parlé de dégagement.

A propos de Morand, les éditions Montparnasse sortent un double DVD regroupant les entretiens qu'il accorda à Pierre-André Boutang. Pour soirées d'automne.

Photo: Yaya m'a fait parvenir ce chouette portrait de Bacall, une des icônes de nos vingt ans. Trench, robe ou tailleur, escarpins et cigarettes: les filles sortaient sapées comme ça pendant nos années polar à la fin des 70's. Elles avaient du style. Vous l'avez sans doute remarqué, cet été les femmes glissent à nouveau leurs corps dans des robes légères. La rue érotisée reprend des couleurs.
Sur la b.o.

Take A Break



Août 1944, un GI s'offre une pause pendant la bataille de France. Il a mis la main sur un numéro de Signal (avec des girls en couverture), la revue de propagande allemande traduite en vingt-cinq langues. La photo prise par John Godfrey Morris figure dans le spécial Seconde guerre mondiale de GeoHistoire paru cet été.

Sur la b.o. (un autre boy a déniché un gramo.)

jeudi 14 août 2014

Ceux qui nous quittent




Petit hommage pour15minutes à Lauren Bacall, la femme et l'actrice qui fit basculer le film noir dans la modernité en tournant, entre autres, dans l'adaptation du livre de Raymond Chandler qui bousculait au même moment le roman policier.
Photos:
1. La femme aux chimères/Young man with a horn avec Kirk Douglas
2. Le Grand Sommeil/The Big Sleep avec Humphrey Bogart
3. En mer sur le yacht à Bogey
4. The Look

mercredi 13 août 2014

Sur un plateau


Parfois une photo et sa touche de glamour suffisent à redonner la niaque au citadin vieillissant las de la bêtise et de la laideur ambiantes. Le cliché de Jayne Mansfield et Joan Collins saisies sur le tournage de The Wayward Bus d'après Steinbeck en 1957 procure cet effet mais comme je suis un peu au taquet tonite, je vous glisse juste le bonsoir et vous dis à plus tard.

Photo: scan chipé ici où on peut aussi voir de jolis portraits de Miss Bacall.

lundi 11 août 2014

The Night is calling


Un cours de danse à Prague en 1975 par Irène Stehli sur une musique - du rock mexicain - choisie par Debout. (cf commentaires)

Source photo:
La Fondation suisse pour la Photographie de Winterthur annonce une exposition consacrée à Rudy Burckhardt. Dans le dédale de la grande ville sera visible dès le 25 octobre 2014. On reparlera cet automne du photographe transatlantique.

Ceux qu'on relit



La guerre aujourd'hui, c'est d'être couché, vautré, aplati. Autrefois, la guerre, c'étaient des hommes debout. La guerre aujourd'hui, ce sont toutes les postures de la honte.
(...)
Dès les premières balles, je connus encore mieux le paysage minuscule, à ras mes yeux, qui bornait désormais mon destin d'homme. Je ne connaitrai plus le monde qu'à l'échelle du pissenlit. A jamais, à jamais enfoui dans la terre. Mon corps plaqué cherchait sous lui la tranchée qui n'était pas encore. Les balles autour de moi comme des clous m'enfonçaient dans le sol. Les premières balles m'avaient trouvé encore engourdi; mais je ne les avais pas trouvées trop dangereuses. Puis je les avais trouvées dangereuses.
Puis je m'étais habitué.

Elle est terrible cette dernière phrase.

Extraits de La comédie de Charleroi (folio), le meilleur livre de Drieu (avec Le feu follet) et un des grands livres de guerre du siècle passé.

La bataille de Charleroi se déroula du 21 au 23 août 1914. Pour aller plus loin, je vous renvoie à l'essai que Damien Baldin et Emmanuel Saint-Fuscien ont consacré à cette bataille "occultée par la longue guerre des tranchées", Charleroi, 21-23 août 1914, Tallandier, 2012.

Illustration: Brancardiers par Mathurin Méheut

dimanche 10 août 2014

Le Dracul ?



Quelqu'un a vu Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch ? J'ai trouvé le traitement de cette histoire de vampires* analogiques perdus dans la post modernité entre Tanger et Detroit - une idée intéressante -, désincarné, poseur et même un peu, hum, chichiteux. De là à se demander si certains réalisateurs devenus cultes ne bénéficient pas d'un accueil systématiquement favorable auprès d'une critique incapable de faire le deuil du Cinéma, il y a un clap que je ne donnerai pas.

Note du 14 août:
Ados ou jeunes adultes à la fin des années 70, on a heureusement connu les derniers feux du Cinéma encore animé par des producteurs et des réalisateurs avant la mainmise quasi totale des gestionnaires sur l'Industry hollywoodienne. Trente ans plus loin, il suffit d'un simple survol des trailers pour piger que les carottes sont cuites. Blockbusters ineptes, comédies poussives et remakes décourageants sortent à la chaîne pour un public de douze ans d'âge mental et encore ! Face au désastre, les critiques les plus exigeants de notre génération sont mélancoliques, on peut les comprendre, alors ils s'accrochent à leurs anciens chouchous ex-espoirs du ciné indépendant et refusent d'admettre qu'ils ont pu mal vieillir. Ils ne voient plus leurs films actuels d'un œil lucide car ils leur superposent des projections et des rêves d'avant, quand le cinéma d'un Jarmusch mettait en formes les amours, les révoltes et la dérive (post) punk. Filmer des vampires exténués au bout de la nuit post moderne était une idée prometteuse**. Elle a été vidée de son potentiel de subversion morale et esthétique par une réalisation vaine. Au cinéma et dans la littérature, l'Ennui est un thème fort qui ne doit surtout pas être traité de façon ennuyeuse. N'ayant pas su éviter l'écueil, Jarmusch a réalisé un film désincarné, prétentieux et assommant.

* Interprétés par Tilda Swinton et Tom Hiddleston dans les rôles principaux.
** J'ai failli écrire: "aurait été une idée prometteuse... il y a trente ans."

samedi 9 août 2014

Concombre (masqué ?)


Notre Claudia vient de rentrer du marché où elle n'a rien oublié: les tomates et les navets - ciné oblige -, les petits pois pour la tête des crétins, les orties pour la soupe à la grimace, une salade (de la romaine ?), des pissenlits par la racine et du manioc contre les tocs.
Bon appétit !

On retrouve Claudia dans une séquence de La fille à la valise/La ragazza con la valigia avec Jacques Perrin en 1961.

Source scan

vendredi 8 août 2014

Comme on les aime





Inspiré de la BD créée par Magnus (alias Roberto Raviola) et Max Bunker en 1964, Satanik a été porté à l'écran quatre ans plus tard avec Magda Konopka dans le rôle-titre sous la direction de Piero Vivarelli.
Cette recension nous apprend, entre autres anecdotes de tournage, que Romano Mussolini, fils du dictateur et jazzman réputé en Italie, a participé à la production du film dont certaines séquences furent tournées à Genève.

La bande-annonce de la version italienne et un extrait réjouissant avec strip-tease...
Aujourd'hui plus que jamais, vive le CinéBis !

jeudi 7 août 2014

Toto aime la télé: Freda Kelly




Je vous ai déjà dit tout le bien qu'il fallait penser du documentaire Good Ol' Freda.
Petit rappel:
En 1962, Brian Epstein, le redoutable manager des Beatles, proposa à Freda Kelly de Liverpool, 17 printemps, le job de secrétaire du fan club des Fab Four. Freda, fan de la première heure, accepta le challenge avec enthousiasme mais sans excès, faisant déjà montre de la mesure et de la discrétion qui firent d'elle la collaboratrice et la confidente idéale des quatre garçons à la frange. Un demi-siècle plus loin, elle raconte ses Beatles. Rétrospectivement, on se dit que Epstein avait décidément un sacré flair. Cette chère Freda n'a jamais pris le melon. Une assurance sereine, un solide sens de l'humour et le respect devenu rare de la parole donnée - donc du secret - lui servirent de bouclier pour évoluer et se faire respecter dans un showbiz' britannique connu pour ses pratiques musclées. Freda est une belle personne à découvrir dans ce portrait réussi qui est aussi une capsule pop pour un agréable décrochage spatio-temporel vers la décennie 60's quand tout semblait possible.

On attendait une VF, et bien c'est fait. Elle sera diffusée sur Arte le dimanche 31 août à 22h35.

mercredi 6 août 2014

Les fusées pour15minutes



Vers les plus belles couvertures de la galaxie. (au moins !)

Le club de l'Apocalypse


Le Club de l'Apocalypse communique:
En août, inscrivez vos enfants à un stage* d'initiation et profitez pleinement de vos vacances blindées.

* Il y a encore des places pour Guérilla et Désinformation.

mardi 5 août 2014

Revue de presse (2)


Je vous ai parlé du premier volet du N° spécial de Géo Histoire (juin-juillet) consacré au Débarquement et à la bataille de Normandie. La seconde partie est parue. Si les textes et les entretiens ont toujours la qualité minimale exigée par le genre, c'est avant tout le choix iconographique qui m'a poussé à l'acheter. Le second volet traite de la Libération, de l'insurrection de Paris à la victoire de 1945 et de l'épuration. La revue évoque le destin de trois acteurs et d'un metteur en scène* passés devant ses tribunaux avec des conséquences diverses, de l'interdiction de travail temporaire à la déchéance absolue. Ainsi, la trop belle Corinne Luchaire (photo), bonne copine de nouba de Charles Trenet durant les nuits occupées, politiquement évaporée et d'une grande naïveté à une période où toute relation était épluchée, paya les additions de son père Jean Luchaire, ouvertement engagé dans la collaboration pro-nazie à son poste de directeur du quotidien Les Nouveaux Temps et fusillé en 1946. Arrêtée l'année précédente, la troublante Corinne fut condamnée à l'indignité nationale durant dix ans et à une interdiction totale de travail**, c'est-à-dire à la mort artistique. Les censeurs allèrent jusqu'à effacer son nom du générique de ses films d'avant-guerre. Isolée, détestée, malade (la tuberculose) et pauvre, l'actrice mourut dans un taxi en 1950. Elle avait 28 ans.
Les gens du cinéma restés en France occupée se sont-ils plus ou moins compromis que les entrepreneurs qui gagnèrent des millions en acceptant de travailler pour l'organisation Todt ? La question reste posée.

* Corinne Luchaire, Robert Le Vigan, Mireille Balin et le (grand) réalisateur Henri-Georges Clouzot dont Le Corbeau réussit à déranger, irriter ou révolter tout le monde, des résistants aux Allemands en passant par l'Etat de Vichy. Une pareille unanimité dans la détestation est en général le signe d'un grand film.
** Ramenée à 5 ans en 1949.

Réf: Géo Histoire, spécial Seconde guerre mondiale (2e partie): La Libération - De L'insurrection de Paris à la victoire de 1945. (août-septembre avec deux films sur DVD.)

lundi 4 août 2014

Les bibis de l'été


Le look de la semaine

Pour retrouver les sœurs pinhead (ou pickles), les lunettes-télé, Roy La Souris ou les écouteurs géants, suivez ce lien.

Dans ma boîte @ mails


La Grande (Marlene) saisie par un photographe inconnu au Cap d'Antibes dans les années 30.

Sur la b.o., entre swing jazzy et groove soul élégant, Yaya nous propose de (re)découvrir Marlena Shaw avec Ahmad's Blues. Miss Shaw fut repérée en 1966 par le label américain Chess alors à bout de souffle trois avant la disparition de Leonard Chess*. Elle signa ensuite chez Blue Note. Sa discographie comporte une quinzaine d'albums, le plus récent datant de 2004.
One more ?
Le nombre de talents soul et rythm'n'blues, peu ou pas connus en Europe, qui émergèrent aux USA durant les 60's et au début des 70's est impressionnant. Pour ça aussi, le ouèbe est une bénédiction.

*Le label avait ses plus belles années derrière lui.

Nos amis les robots


Affiche pour The Robots Of Ripley, une production soviétique de 1936.

Source: le CinéBis par ses musiques

dimanche 3 août 2014

Pour le plaisir


Au départ, il y a une image, un son ou une citation. Ici, la vue d'un bâtiment de nuit - une banque - conçu par un représentant de l'architecture moderniste mexicaine. A partir de ce cliché, je me raconte une petite histoire ou j'évoque un souvenir cinématographique, par exemple Touch Of Evil/La Soif du mal du maître Orson Welles en 1958 et voilà. La suite avec toutes les digressions possibles dépend de vous.

Source photo:
Vers des éléments sur la tendance architecturale qui a donné au paysage mexicain des constructions inspirées/inspirantes dont certaines sont influencées par les créations des avant-gardes en Europe, en Californie - on pense aux superbes clichés pris par Shulman - ou encore au Brésil des années 60. (Le couple Frida Kahlo/Diego Rivera se fit construire une maison double, avec passerelle pour couple tumultueux, d'imprégnation "lecorbusienne" à la fin des années 20, déjà.)

samedi 2 août 2014

Trêve estivale



Les fâcheux partent aussi en vacances. On va pouvoir laisser les flingues à l'armurerie.
A tous les autres, je souhaite un beau mois d'août.
Sur la b.o.:
J'avais mis de côté les liens vers des titres proposés récemment par les DJ's affutés Yaya, Debout et David. Parmi eux, Les Paul and Mary Ford dans I'm A Fool To Care d'une langueur très estivale.
Et aussi, Half Past France de Mister John Cale sur son chef-d'œuvre Paris 1919.

A+

Quand le soleil montait à St-Jean


Quand le temps sur Genève est bien lourd, je glisse dans le mange-disque Les filles de l'aurore de William Sheller, un des trop rares compositeurs pop français dont les chansons défient les décennies sans lifting*.
Eté 1984: me reviennent en mémoire des images décolorées, celles qu'on captait avec les caméras super 8mm, des sons aussi et leurs grattements d'époque et surtout une odeur mélangée, celle de l'asphalte mouillée et du premier café dans la descente de St-Jean après une nuit d'excès en belle compagnie. Un rayon de soleil perçait le ciel bas et lourd sur la rue encore vide. Alors durant un instant, il n'était pas interdit de croire au bonheur.
Nos années 80 ne furent pas si nulles.
Belle journée

* Je ne comprends pas pourquoi Gérard Manset a ré-enregistré les parties vocales de certaines de ses meilleures compositions sur le double CD Un oiseau s'est posé sorti cette année. Ceux qui n'appréciaient pas ses disques affirmaient qu'il avait une voix de chèvre. Elle ne me gênait pas, cette voix haut-perchée si singulière dans la pop made in France. Aujourd'hui sur les remix, elle sonne comme une chèvre enrouée, c'est gênant.

Photo: Allen Frame

vendredi 1 août 2014

Paradise

Même au pays du lait et du miel il y a quelques épines.

Postcards From The Past



J'aime ces prises de vue qui ressemblent à des maquettes et pourtant il s'agit du vrai Café Kranzler (1960) et de l'authentique gare du jardin zoologique (Bahnhof Zoo, 1961) photographiés par Herbert Maschke. Les clichés sont tirés du recueil Wirtschaftswunder West-Berlin édité par Nicolai. (2013)

Merci à Anne d'avoir pensé au vieil ours durant son séjour à Berlin. Je suis gâté car elle m'a aussi rapporté le beau Taschen consacré à la capitale allemande dont je déposerai bientôt quelques scans.